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Le Royaume d'Asturyan
Jeu de rôle médiéval fantastique, Gestion et Diplomatie
 

Les prisons de Thorkot
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 12/06/2007 14:51:44    Sujet du message: Répondre en citant

/HJ ok 1 partout Wink HJ/

Kictus écouta ce que Siljid avait à lui dire et regarda un moment interloqué la main tendue. Diantre, voilà qu'après avoir craché à ses pieds ce farfadet lui offrait le symbole de l'amitié.
Les bras de l'Imperator restèrent le long de son corps.


Je ne sais que penser de tout ceci seigneur Siljid. Pour quelqu'un qui n'a pas su vous convaincre, je trouve que j'ai plutôt bien réussi à remonter dans votre estime... Un peu trop même. Me laisser entendre que vous me donnez raison sur bien des points, mais sans renier votre avis sur le point central de cette discussion et même de votre incarcération, voilà qui pourrait très bien être un excellent moyen de sembler suffisamment sincère pour que je sois tenté de vous libérer immédiatement. Mais sieur Siljid, grâce à votre duchesse et ses actions à répétition contre moi, je suis devenu extrèmement prudent. Trop peut-être. Peut-être en effet qu'en doutant de vous ainsi je perds une opportunité énorme. Mais l'expérience m'a enseigné qu'il vaut mieux regretter sa prudence que son imprudence.
Vous avez tort, Siljid, si vous pensez un seul instant que c'est la perte de soldats qui m'effraie dans la perspective d'un affrontement avec Balkiara. La seule chose que je me refuse à faire, c'est de règler encore quelque chose par la violence, car j'ai compris que la violence est nécessaire en cas d'urgence absolue, mais dans actuellement elle ne résoudrait pas le cas du Morvor. Je veux que ce fief se soumette totalement de lui-même à Kelhya. Il vaut mieux pour l'avenir, qu'un fief tel le Morvor comprenne par lui-même que sans un royaume uni dont il ferait partie il n'est plus rien. Déjà aujourd'hui il est à l'écard des échanges intra-royaume. Il sera bientôt le fief le plus pauvre et le moins puissant de Kelhya malgré l'or des pillages. Je ne veux pas qu'on dise que ce sont les royaumes qui courent après leurs duchés, mais l'inverse. C'est une version de la monarchie qui correspond à l'age d'or d'Asturyan, et que les gens ont oubliés après le premier cataclysme.

Il sourit à Siljid.

La perte de quelques soldats pour mettre un terme à l'insufférable insolence de Balkiara, ou le prolongement de mon mandat ne sont que des choses dérisoires par rapport à cet objectif que je me suis fixé...
Et puis franchement, pensez-vous sérieusement que lorsque vous êtes présent à ses côtés elle vous demande toujours votre avis... Ce message que vous avez lu. Elle se fait un devoir de m'en envoyer un du genre à chaque fois que je fais quelque chose qui lui déplait. Quand vous étiez à ses côtés, elle m'en envoyait encore. Dans l'absolu votre présence à ses côtés est indispensable, mais pas forcément à court terme...si vous voyez ce que je pourrais vouloir dire par là.

Les mains derrières le dos le nain marchait de long en large devant Siljid.

Je ne vous ai pas convaincu dîtes-vous. Mais, dîtes-vous également, j'ai réussi à vous prouver que votre point de vue était parfaitement contestable. C'était mon but, car je vous l'ai dit: dans le cas qui nous oppose il n'y aura surement jamais de preuve en votre faveur ou en la mienne.
Mais vous qui êtes tant un adepte de la logique ne pourrez que reconnaitre que toute chose dont on prouve qu'elle est contestable ne peut en toute logique être admise comme irrémédiablement vraie.
Bien.
Maintenant que pouvons-nous dire de notre affaire ?
Vous êtes convaincu d'avoir trouvé, peut-être pas la vérité, mais une partie de la vérité. Vous n'avez pas de preuve et une hypothèse qui selon vous tient la route. Et vous venez de me dire que si vous vous êtes trompé, ce ne peut-être sans raison.
Alors maintenant, à mon tour d'imaginer une hypothèse. J'ai sur vous un avantage certain, je sais plus de choses...

Il était une fois l'histoire de deux veuves vivant dans l'ombre fantomatique de leur époux disparu, détestées de la plupart des sujets de leur royaume, haïssant respectivement les deux chefs d'état Kictus et Stlashek et avides de vengeance et de conquêtes pour sécuriser l'avenir de l'enfant que leur donna leur époux avant de mourir.
Ces deux veuves, s'il faut encore les nommer, s'appelaient Balkiara et Glorfindel.
Conscientes que la force des armes étaient comme jamais en leur défaveur, elles imaginèrent un moyen de se venger tout en accomplissant leur devoir de mère envers leur fils, à savoir leur léguer le plus de puissance possible.
Il y avait à cette époque en Asturyan une zone stratégiquement intéressante pour qui voulait peser sur la politique des deux royaumes, mais faible démographiquement, militairement et économiquement.
Cette zone, c'était Pelops et Cylvar. Le duc de Pelops précédent du nom d'Elion avait déjà été enlevé par...l'ancien serviteur le plus fidèle de Demogron et Balkiara, alias Dinendal. Le duc de Cylvar était un imbécile heureux qui gobait tout ce que la comtesse Euriel lui glissait dans l'oreille et qui n'avait qu'une seule chose pour lui : la fierté.
Malheureusement pour les veuves, le duc de Pelops fut très vite remplacé par une pointure des deux royaumes, Arkolos. Arkolos était qui plus est très protégé par son successeur, Kictus. Il était impensable de s'attaquer à lui tout de suite. Pourtant il fallait bien se décider à prendre le contrôle de cette région sinon adieux les rêves de grandeur et de vengeance.
C'était donc à Cylvar que tout allait devoir commencer.
Avant les évènements tragiques dont vous avez été témoin, Kictus fut prévenu que Glorfindel et Balkiara se réunissaient de plus en plus souvent. Il pensa à un rendez-vous de la ligue anti-Kictus et ne s'en inquiéta pas davantage. Pendant ce temps, il préparait le conseil ducal.
Le conseil ducal...enfin l'occasion de se disculper du plan qui allait avoir lieu pour Balkiara.
Elle fit subitement monter en grade un farfadet jusqu'à présent peu connu à travers Kelhya et lui demanda de l'accompagner au Conseil ducal. Le but de sa présence, faire comprendre implicement à tout le monde qu'elle voulait le présenter pour roi et donc afficher sa bonne volonté et son envie de participer.
Pendant le Conseil, une lettre cachetée vint à Kictus expliquant que Dromegon, le fils de Balkiara (qu'est-ce qu'il faisait en Cylvar, on ne sait pas) était à l'article de la mort et inconscient. Balkiara saisit la balle au bond et s'en alla en Cylvar dans un jeu de comédienne assez perfectible, car tout le monde comprit alors qu'elle préparait quelque chose.
Kictus, prudent, demanda à un jeune garde de la suivre. Ce garde n'eut pas le droit de monter à l'étage de la taverne de Cylvar. Il fut bloqué par les gardes de la duchesse (que faisaient-il là si cacher l'enfant en Cylvar était une priorité ? Est-ce logique de faire garder une taverne de Cylvar par des morvorois et dire ensuite qu'on y est incognito ? Bref...)
Pendant ce temps, le terrible Danrak, roi des Oubliés, reçu une lettre anonyme lui disant de passer par Cylvar pour prendre l'enfant en otage, puis de remonter vers le Morvor pour piller la coopérative. Il reçu avec cette lettre un schéma explicatif. Or, Glorfindel avait longtemps été la duchesse de Danrak, le connaissait, connaissait ses motivations et était une rare personne à savoir à l'époque qu'il ne savait pas lire... Etrange coincidence.
Danrak, alléché par l'idée d'un butin juteux se précipita vers la taverne et y entra.
Plusieurs heures plus tard seulement, Kictus reçu un message de Balkiara lui disant qu'elle était en danger ? Pourquoi plusieurs heures et pas quelques minutes comme elle l'aurait fait en temps normal si elle avait vu Snivel à moins d'un kilomètre d'elle ? Nous allons le voir tout de suite.

Pendant que le garde de Kictus cherchait à monter ? Balkiara passait par une fenêtre dont la disposition dans un angle mort permet de rentrer et sortir sans être vu. La preuve, quand l'armée du Nord était là, elle est sortie, personne ne l'a vu sortir.
Une fois dehors, il lui fallait rejoindre Glorfindel pour la deuxième phase du plan, le meurtre de Stlashek. Stlashek attiré dans un piège ne pu rien faire et succomba. Les deux meurtrières rentrèrent l'une à la taverne, l'autre au Datrium.
En rentrant à la taverne, Balkiara savait que Danrak y serait. C'était le but : mener les pisteurs à l'endroit où Danrak ferait des dégats. Alors que tous les alliés de Balkiara étaient barricadés dans la chambre du haut, en bas il y avait les deux "imbéciles" de service : Aragon et Lloralas. Le garde de Kictus était censé être là également, mais face au refus des gardes, il avait informé Kictus qui lui avait conseillé de laisser tomber. Le garde était sorti un peu avant que les Oubliés arrivent et se terra face à des peaux vertes qu'il n'avait encore jamais vu de sa vie, prévenant Kictus qui lui dit de garder son calme mais de ne surtout pas aller discuter avec Snivel, ne connaissant que trop bien son caractère très particulier. De l'autre côté de la taverne, Balkiara rentra enfin, en retard, par la fenêtre qu'elle avait utilisé pour sortir.
Commença alors la troisième partie de plan. Elle savait qu'elle devait être vivante pour que Kictus puisse relancer dans des délais raisonables le Conseil. Elle savait également qu'il détestait qu'on s'en prenne à un duc de Kelhya. Il était donc censé courir à son secours en cas de danger. Arrivé dans la taverne, il aurait obligatoirement fini par se battre avec Danrak et même si les Oubliés perdaient face au nombre, Kictus, cible de toute leur attention, aurait succombé. Ainsi Balkiara se débarassait de Kictus, de Lloralas (qui jamais n'aurait cèdé sa couronne à Glorfindel, aussi naif soit-il), de Danrak, de Snivel et de certains fidèles de Kictus pourquoi pas.
Les traces remontant du meurtre jusqu'à Cylvar, les Oubliés auraient porté le chapeau du meurtre de Stlashek en plus de celui de Kictus.
Le fait que toute sa famille était là aurait de fait disculpé Balkiara. Peu de gens de souviennent qu'elle a déjà utilisé sa fille pour s'en sortir lors de la guerre de Morvor...
Glorfindel serait arrivée peu après, jouant l'innocence et la bonne volonté même en demandant au roi l'autorisation d'occuper militairement Cylvar pour y maintenir l'ordre en attendant la nomination d'un nouveau duc, ou celle d'Euriel, l'alliée des deux veuves (d'ailleurs elle n'a pas manqué de le faire, vous pourrez demander à Galadhluin).
L'objectif après cette épuration aurait été de mener une expédition punitive chez les Oubliés, expédition soutenue par tout Kelhya et par Kentarus. Ainsi Balkiara prenait le contrôle de l'Ile, la pillait et gagnait en prestige, chose qui lui faisait jusqu'alors défaut.
Puis, on aurait mené une enquête plus poussée ou Glorfindel aurait fourni de fausses informations sur des liens existants entre Thorin et Danrak. On aurait roulé Thorin dans la boue, on l'aurait conspué jusqu'à ce qu'il quitte le pouvoir au Thorkot. En prenant la défense de ma mémoire, Balkiara gagnait en prestige en Kelhya, et éliminait qui plus est la plus grande menace qui pesait sur ses épaules : Thorin. Arkolos, sensible à ses actions et promp à lui faire confiance lui aurait donc pardonné et se serait rangé à elle.
Puissance, prestige, contôle, tout était là pour qu'au prochain conseil ducal elle nomme un pantin qui conserverait bien sagement le trône de Kelhya en attendant que son fils s'y installe.
La même chose à peu près pour Glorfindel et Kentarus.

Le nain haussa les épaules et leva les bras au ciel, devenu compteur depuis quelques minutes.

Oui mais voilà, rien ne s'est passé comme cela. Balkiara et Glorfindel n'ont jamais rassemblé une armée. Elles ont mené au mieux deux ou trois hommes. Aucune d'entre elle n'avait idée du temps qu'il fallait pour en rassembler une. Elles ont aussi négligé qu'Arkolos et moi perdrions du temps à nous disputer pour savoir qui entrerait le premier.
Elles ignoraient que je serais prévenu beaucoup trop tôt pour elles de la mort de Stlashek.
Elles ignoraient que Falleala trouverait si vite leur trace et les suive jusque dans Cylvar, et aille même poursuivre ses investigations jusqu'au Morvor.
Elles ignoraient que j'étais devenu si méfiant et que j'étais loin de sous-estimer Danrak.
Elles ignoraient que Daigoro survivrait et pourrait donc témoigner du déroulement exact de ce qui s'était passé.
Elles ignoraient qu'Agarwaen aurait une toute autre version sur la maladie fictive de Dromegon, et que Euriel en aurait une autre encore, alors qu'ils l'avaient tous vu en même temps.
Elles ignoraient qu'on trouverait les traces de déplacement innocentant Danrak du meurtre de Stlashek.
Elles ignoraient que je ne rentrerai pas dans le piège pourtant pensé de longue date et que je me renseignerais sur cette affaire.

Kictus regarda alors Siljid dans les yeux, cessant de jouer le compteur.

Et moi, je ne dois ma survie qu'à une série d'actes qui ne collaient pas, d'attitudes bizares qui m'interpelèrent, de tracasseries de souveraineté provoquées par Falleala et je la dois aussi à la désobéissance farouche d'Arkolos.

Le nain alors haussa les sourcils dans un air d'incrédulité profonde.

Voilà sieur Siljid. Mon récit colle autant que le votre. Dîtes ce que vous voulez, vous ne pourrez me convaincre que j'ai tort. Vous ne pourrez que me faire comprendre que ce point de vue est..."discutable", mais pouvez-vous me dire que je me trompe ?

Il laissa passer une seconde et sourit de toute ses dents.

Je ne crois pas que vous le puissiez.
Or il ne peut y avoir deux vérités, surtout quand elles divergent autant.
Je vous ai premièrement montré que votre point de vue était discutable. Maintenant je vous ai montré que vous n'aviez pas le monopole des scenarii qui se tiennent. Le mien aussi se tient, et il se tient d'autant mieux que je connais mieux Glorfindel et Balkiara que vous, et que je suis mieux informé que vous.
Etes-vous à présent tout aussi sûr de vous ?
Attention ! Je n'ai jamais dit que mon compte était une histoire vraie...
Je ne l'ai pas dit...

Là dessus il laissa planer le doute sur ce qu'il voulait dire, à savoir si en effet c'était là sa vérité ou si c'était une histoire inventée juste pour l'exemple.

Je ne vous dis pas tout sieur Siljid. Bien entendu. Il y a des choses que seules certaines personnes doivent savoir, à certains moments.
Sachez en revanche que je ne vous ai pas dissimulé la vérité.

Il regarda la main toujours tendu (belle effort vu le temps qu'il avait parlé sans la toucher) et la saisit d'une poigne soldatesque, fixant Siljid d'un air très sérieux.

J'accepte cette poignée de main comme promesse que vous ferez ce qu'il y a de mieux pour Kelhya sans chercher à me nuire. Mais je ne recherche pas votre loyauté sieur Siljid, d'ailleurs vous ne pouvez être mon allié et celui de Balkiara. Soyez loyal au Morvor et à Kelhya, essayez au maximum de réduire le culte passéiste de ce duché et attendez votre heure jusqu'à ce que la dynastie dégénérescente de Demogron s'éteigne d'elle-même. C'est tout ce que je vous demande.

Il pressa la main du farfadet sans volonté de lui faire mal.

J'accepte votre invitation, mais pas à Shor'Goroth. Quand je ne serai plus Imperator, il faudra que je souhaite mourir dans de bien déshonnorantes conditions ou que les Demogrons aient disparu pour que m'y rende.

Il sourit de nouveau. Il avait sacrifié plus que du temps à Kelhya. Son avenir était extrèmement incertain également. Une fois qu'il ne serait plus puissant parmi les puissants et protégé, il serait la cible de beaucoup de dagues...Et il le savait.

Bien. Maintenant dîtes-moi comment vous comptez vous y prendre pour réguler les accès de déraisonabilité de votre duchesse ?
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 18/06/2007 13:34:06    Sujet du message: Répondre en citant

Sans faiblir, le farfadet écouta le discour complet de son vis à vis, la main tendue. Ses yeux plissés montrait à quel point le discours parvenant à ses oreilles éveillati l'intérêt de son être. Il n'émis aucun son, aucune interjection lorsque le nain lui proposa son idée, aucune restriction ne fut prononcée lors de la mise à plat que lui démontrait l'imperator. Siljid écoutait seulement. A la rigueur, un sourire s'esquissa le long de ses lèvres fines lorsque le nain lui parla de sa peur de ne pas mourir bravement entre les murs de la citadelle morvoroise. Puis la pression retombé entre les deux hommes et un air satisfait naquit lentement sur le visage du petit être. Longuement, ces yeux fouillèrent le visage barbu de celui qui le retenait, analysant sans se presser, avec une certaine impudence peut être, les expressions diverses et variées qui dessinaient la personnalité du visage de l'imperator. Ils s'étaient connu sur un champ de bataille, les aléas de la vie les poussant chacun sur une route différente, passant leur temps à s'opposer et à contredire les actions de l'autre, avec plus ou moins de succès, et de pouvoir à leur portée. En d'autres temps peut être,...
Le farfadet secoua la tpete avec force. Il savait ce qu'il allait faire. lorsque sa voix s'éleva à nouveau, sa main serrait également celle de kiktus plus que de raison. Il parla paisiblement, conscient et fier de ses termes.


"Arrêtons là messire je vous prie. Les accents bucoliques et les termes flatteurs que chacun de nous s'emploira à usiter n'atteindra pas le coeur de l'autre au point ou nous en sommes. Malgré mon "jeunisme", je vois bien que chaque attaque que je fais est évaluée, soupesée et déviee avec autant de force que j'en mets à riposter aux votres. Vous avez peut être l'apanage de l'âge, je prends celui de la conscience en estimant que, si votre diatribe a des accents de justesse, elle recèle encore de bien noirs desseins qui me sont inconnus et que je ne souhaite d'ailleur pas ouvrir à ma conscience.
Vous avez peut être raison en affirmant que je me trouve dans un cas particulier. Entre la chaise de mon affection première pour la duchesse que j'ai ressenti il y a maintenant fort longtemps, et celle de ma passion pour mon royaume qui grandit à mesure que je voyage dans ces terres. Aussi, face au chêne immense que votre présence m'inspire, ne jouerais je que le rôle du roseau, courbant sous le poids de vos annonces pour ne pas rompre fnalement; ce qui ne serait je suppose l'intérêt de Kelhya. Je crains fort en effet qu'à trop vouloir entendre raison, ce ne soit ma tombe qui écoute .

Je n'oublie pourtant pas que le chêne et le roseau partage la même terre et mêlent leurs racines pour enrichir la terre de leurs forces conjuguées. Aussi, vais je attendre que vous me libériez et je me rendrais à nouveau aux côtés de ma duchesse pour essayer de la faire passer par les chemins de la raison qu'impose son statut. Une fois là, j'attendrais que la sagesse kelhyanne ait la grâce de toucher l'esprit de ma suzeraine, et je m'efforcerais d'apporter de l'eau à cette force pour unir le royaume. Il va de soi que je serais seul dans cette tâche, et que nul ne saura que je suis la conscience de mon état; chacun de mes amis étant trop occupé à sauver sa vie en craignant les foudres de la duchesse, mais je ne crains pas de m'avancer sur le chemin sombre.

Vous aviez peut être raison sur autres choses maître Kiktus, nous devons peut être bien être fait du même bois. Celui qui pousse les gens à s'unir fasse au danger lorsque leur instinct les pousse à comprendre qu'on les menace; celui qui fait que deux êtres peuvent faire abstractions de leurs passions et de leurs sentiments pour un idéal dont le chemin est long à suivre. Les mondes souterrains ne nous attirent peut être pas autant que d'autres le pensent mais nous sommes souvent obligés de les emprunter, à tord ou à raison pour le bien de ce que nous évaluons comme juste.

Ainsi, nous nous recroiserons désormais au conclave de l'election royale. Je serais derrière la duchese, prêt à me présenter pour lui faire plaisir, vous serez sur le trône prêt à remettre cette couronne qui vous pèse tant. Mais de chaque côté de la table, chacun saura à quoi s'en tenir, parce que les éléments et les vécus de nos êtres nous aurons suffisament renseigné avant cette réunion."

Siljid eut à nouveau un petit sourire et sa main relachâ celle de son imperator.

"Vous ne craindriez rien à venir boire un verre avec moi à Shor gorroth: si je vous invite je me porte garant de votre vie, et la duchesse elle même vous tuerais que je la ferais payer par la suite: question d'honneur.
Par contre il est vrai que si vous venez sans aucun mesasge de ma part, je me vois mal vous dire que personne ne souhaitera voir sa dague dans votre dos...
Pour ma part j'ai depuis longtemps dépassé ses enfantillages, je préfère d'autres éléments plus direct et plus propre: je vous l'ai déjà dit, la vue du sang me répugne. Seulement, sachez que je n'en use qu'avec parcimonie et seulement vers ceux qui trahissent les espoirs que je mets en eux... Et encore, faut il que j'en ai reçu l'ordre généralement."

Siljid jeta un regard sur la pièce humide qui l'entourait et après avoir théatralement désigné les murs suintant de la prison revint vers le nain.

"Alors messire, me redonneriez vous mes affaires et mon titre, que nous puissions deviser tranquillement dans les tavernes Thork? Je suppose que l'athmosphère y est tout de même bien plus agréable qu'ici, non?"
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 18/06/2007 18:02:17    Sujet du message: Répondre en citant

Kictus hocha la tête. Le nain plissa les yeux à certains moments.

"Essayerait-il de me faire comprendre que s'il se sent un jour dupé par moi il fera tout pour que je trépasse de son cotel ou de ses poisons ? Il a du cran. Plus que beaucoup dans les deux royaumes. Même si nous sommes arrivé à un stade où toute dissimulation serait dérisoire..."

L'imperator appaisa ses traits et l'intensité de son regard.


Qu'il en soit ainsi. Puissiez servir Balkiara et l'intérêt du royaume à la fois.

Puis avec un sourire de connivence.

J'espère un jour pouvoir vous affronter aux échecs Comte Siljid du Morvor. J'aurais alors l'occasion de vous montrer comment j'utilise mes tours, et j'espère bien que vous me montrerez comment vous utilisez vos fous...
Vous êtes libre. Le duc Thorin ou un de ses serviteurs viendra vous ouvrir. Avant que vous ne partiez d'ici, je ne saurais trop vous conseiller de tenter une approche avec le duc Thorin. Une fois que j'aurai quitté le pouvoir, vous ne parviendrez à rien sans lui. Il m'écoute jusqu'à présent, mais votre seul espoir de paix durable avec Thorkot réside en la reconnaissance de tort que le Morvor lui a fait, à lui personnellement et à son duché. Nier l'histoire n'a jamais réussi à qui que ce soit...

Il salua le farfadet et commença à s'en aller. Mais au dernier moment il se retourna brusquement, se rappelant un fait important.

En ce moment, dame Aveleen du Landstorm est "l'hôte" de dame Balkiara. Elle a la charge, je crois, de s'occuper de Dromegon quand sa mère ne le peut. J'aimerais qu'elle se rende au Landstorm la semaine qui vient histoire de rappeler aux nouveaux Storminois quelle est la ligne de conduite dans ce duché. Cela aura de plus le mérite de raviver un peu ceux qui se languissent d'elle. Si elle refuse, dîtes-lui simplement que c'est un ordre et que son premier devoir n'est pas de servir de nounou à un enfant qui a sa mère pour lui, mais de servir son duché... Bien que je pense qu'il n'est pas envisageable que j'ai à sévir pour rappeler à dame Aveleen ses devoirs premiers...

Ce qui se cachait derrière cette déclaration officielle, Kictus ne doutait pas que Siljid l'avait compris.

Si nous ne pouvons nous revoir d'ici là, je vous souhaite bonne route et bon retour, Comte Siljid.

Cette fois le nain fit un demi-tour qui sentait bon l'ancien soldat et s'en retourna vers la lumière et l'air frais.
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 19/06/2007 05:02:45    Sujet du message: Répondre en citant

Avec une lueur de satisfaction, le farfadet entendit son imperator lui rendre son titre. Lui qui, par vanité, adorait user et abuser de ce ronflement honorifique sentit sa poitrine se gonfler alors qu'il saluait le nain d'un signe de tête et retournait s'asseoir sur sa paillasse en attendant le duc ou un de ses sbires.
La tête posée dans le creux de ses bras, il réflachit encore aux paroles de Kiktus avant de soupirer. certes l'aventure de dame Aveleen pourrait surement être réglée, mais il n'avait pas vraiment envie de s'immiscer entre Balkiara et le duc Tork; leur querelle lui étant déjà connu dans les grandes lignes. S'il supposait même que le discours de Thorin s'apesantirait sur ses suspicions de cambriolage, il était certain que sa duchesse refuserait toutes discussions et s'empresserait de clore le sujet avec colère. Il avait touefois donné sa parole à Kiktus qu'il essayerait entre autre choses de rétablir la paix entre le Morvor et les autres duchés.


*Advienne que pourra...*

A l'aide de sa badine, Siljid entreprit de faire de petits dessins sur le sol, qu'il effaçait ensuite du bout du pied.
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Olmec
Invité


MessagePosté le: 19/06/2007 18:05:15    Sujet du message: Répondre en citant

Olmec avancait de marches en marches, d'un coté il pleurait le défunt Thork, et de l'autre il rayonnait...

Il sortit son trousseau d'innombrables clef, et après avoir la bonne entre les mains, l'inséra dans la serrure.

Il souria à Siljid.

La clef tourna, et la porte fut pousser.

Vous avez retrouver la liberté !! A présent vous pouvez faire ce que bon vous semble, visiter Thorkot, venir boire à la taverne ou retourner chez vous...

Il connaissait vaguement les thermes pour lesquels il avait été emprisonner, et si le roi lui rendait la liberté, ce n'était surement pas pour rien.

Après avoir retirer les clefs; il salua les gardes non loin qui mangeaient du saucisson à l'ail d'un signe de tête, et sortit aussi vite qu'il était venu. Il n'avait pas envie de s'adonner à des palabres avec cet individu, il avait tant à faire...Tant à savoir...Il sortit, son chat sur ses talons...
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 20/06/2007 03:46:15    Sujet du message: Répondre en citant

"Merci beauco... "

Siljid n'eut même pas le temps de terminer sa phrase que le nain avait déjà tourné les talons et était reparti vers de nouveaux horizons, obtus comme tout membre de son peuple sait l'être.
Sortant à son tour dans le couloir, il s'empressa de lui emboîter le pas afin de retourner à l'air libre. Retourner immédiatement au Morvor? Pourquoi pas... Mais surement pas avant d'avoir récupérer son canasson et ses effets. Il fallait qu'il voye le duc Thork de surcroît.


" Où donc commencer à chercher un nain si ce n'est dans une taverne... "
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