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Le Royaume d'Asturyan
Jeu de rôle médiéval fantastique, Gestion et Diplomatie
 

Les prisons de Thorkot
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Auteur Message
Kictus
Invité


MessagePosté le: 21/04/2007 20:39:10    Sujet du message: Répondre en citant

Kictus écouta en silence Siljid vider son sac et répondit d'un ton neutre :

Je vous sais fort gré de ne pas douter de ma volonté d'honorer ma parole et de quitter le pouvoir

Puis il resta muet, le visage inexpressif. Enfin il éclata d'un rire sonore et retourna s'asseoir sur sa chaise, écrasant une larme de bonne humeur.
Son sourire ne l'avait pas quitté quand il continua de parler au farfadet.


Maître Siljid... Maître Siljid... Que de piques. Que d'insolence révérencieuse, de passion et de conviction dans vos propos. J'ose même croire à de la sincérité. Vous avez incontestablement toutes les qualités d'un brillant orateur, mais vous avez un énorme défaut : vous le savez. Ne croyez pas que je suis uniquement un soldat. Cela n'a occupé que la moitié de ma vie que de brandir les armes. Le reste du temps, j'ai fait le même métier que vous. Je dis bien, le même.

Insistant bien sur cette dernière phrase, son regard s'illumina brièvement d'un éclat complice et entendu.

Vous vous basez trop sur vos sentiments, vos impressions et vos qualités, et ceci obsurcis votre jugement sans être très retentissant chez vos auditeurs. Vous manquez de pratique ou vraiment vous avez eu affaire jusqu'à présent avec de sacré nigauds si une argumentation de cette sorte a pu un jour porter ses fruits.
Il faudrait commencer par m'écouter. Quand je dis "faire venir quelqu'un de votre choix", cela veut dire que c'est VOUS qui me dîtes qui aura droit de vous écouter. Non moi. Je pensais pourtant que cela serait clairement compréhensible pour un joueur d'échecs confirmé...ou peut-être escomptez-vous que si vous me dîtes..Je ne sais pas moi... "Dame Euriel", je demande à Thorin ou Fraffert de se déguiser en Euriel de Cylvar ? Franchement, j'ai pleine confiance en leur investissement pour leur duché et Kelhya, mais à ce point...

Le nain de nouveau éclata de rire. Visiblement cet entretien l'égayait plus que prévu.

De même, je ne vous ai pas comparé à Demogron qui je l'avoue n'est désormais plus qu'un vague souvenir, un exemple à ne pas suivre ou une menace utilisée par les mères dans leur foyer pour calmer la marmaille. J'ai seulement dit que l'on peut faire le rapprochement entre votre façon de penser et celle de Demogron. Or aujourd'hui qui pense encore comme lui ? Hmm ? Cherchez bien. Une personne assez haut placé. Une personne dont on pourrait de fait dire que vous buvez ses paroles et croyez à ses idées... Non ? Vous ne voyez pas ? .... Décidément pour un joueur d'échec vous avez en effet une maîtrise qui dépasse mon entendement de vulgaire manieur d'armes. Sauf si par maîtrise on insinue Mat au vingtième coup ou moins...

Nouveau sourire. Par la suite Kictus cessa de dauber Siljid sur son allusion aux échecs, il lui avait fait comprendre que celui des deux qui avait parlé trop vite n'était pas celui qu'il croyait, et c'était le principal.

Vous connaissez comme vous l'avez avoué, fort peu le Morvor. Mais je puis vous assurer que vous connaissez bien mieux le Morvor que vous ne me connaissez, moi. Vous ne savez pas quelles sont mes expériences, mes connaissances ou mes compétences et vous faîtes la cruelle erreur de m'évaluer comme beaucoup, en fonction de ce que voyez depuis notre première rencontre.
"Kictus est un soldat, Kictus ne croit pas au pardon, Kictus ceci, Kictus cela"...
Vous ne savez rien.
D'après vous je ne croirais pas à des excuses de votre part ?
Si, je les croirais. Certes pas une prestation de comédien (d'ailleurs faîtes moi au moins la grâce de ne pas essayer c'est une chose que je supporte très mal), mais des excuses sincères, venant de quelqu'un réalisant l'ampleur de ses erreurs et de ses fautes et en demandant le pardon.

Il se calla au fond de sa chaise et respira profondément en jaugeant Siljid.

C'est le pardon le véritable pouvoir d'un dirigeant, et j'ai plus souvent pardonné que vous n'avez agis dans mon dos sous les ordres de votre duchesse. Vous en doutez ? Vous souvenez-vous d'Aragon, qui rejoint la rébellion de son maître véritable et ne méritant que la punition suprême ? Ou d'Asmoth qui réalisant son erreur a accepté de la racheté et qui par la suite a décidé de disparaitre ? Ou encre du baron Khaine de Datrium ? Il est encore vivant lui aussi, ce n'est pas un fantôme. Un jour peut-être lui demanderez-vous si je suis incapable de pardon. Il vous parlera de ce qui devait lui arriver, de ce qui devait m'arriver si j'applicais la sanction normale (c'est à dire rien), et de ce que j'ai finalement décidé unilatéralement à son égard.
Pour le manipuler par la suite, ou pour qu'il ai une dette envers moi ? Non. Depuis le jour où je l'ai grâcié nous n'avons eu aucun contact, pourtant il est le seul soutien véritable et qui pourrait me poser problème chez l'alliée "secrète" de votre maîtresse, Glorfindel.

Le nain se releva pour revenir prèt du grillage.

Et je vous pardonnerai aussi, Siljid, quand vous aurez pris la mesure de vos erreurs et de la façon dont on utilise vos talents là où vous voyez un semblant d'amitié et de loyauté. Jamais je ne vous torturerais pour vous faire admettre cela, je vais juste vous demander de parler. Dîtes-moi votre version, et de grâce faîtes un effort mon garçon, évitez les allusions douteuses quant à la verracité des documents en ma possession, surtout quand ils portent le sceau de la garde du Morvor..(ou alors peut-être qu'en fait la garde du Morvor est de mèche avec moi mais que personne ne le sait).

Regard faussement dément déboulant sur un léger rire. L'Imperator leva une main appaisante.

Ne gonflez pas de colère si je vous daube ainsi. C'est ma façon à moi, sans douleur avouez-le, de bizuter un peu ces nouveaux coqs qui pensent faire un cocorico plus puissant que les autres parce que la crête est bien haute.
Franchement, tourner autour du point de la discussion sans l'effleurer, me faire dire des choses qui pourraient être sous-entendus dans d'éventuels sous-entendus de mes propos et attaquer mon orgueil pour me faire sortir de mes gonds. Vous êtes mignon je vous assure, mais pas avec moi.
Vous avez dans tout ce que vous m'avez jeté au visage, avec beaucoup d'élégance et de classe je dois l'avouer, dit quelque chose d'intéressant : pourquoi quelqu'un qui a le pouvoir de vous réduire en miette lui-même ou indirectement viendrait avec vous dans un cachot et malgré ce que préconisent ses ducs serait pret à vous pardonner (soit dit en passant, j'ai simplement dit aux ducs que vous aviez déclaré que j'étais à l'origine de cette cabale fort mal menée et que vous m'aviez manqué de respect en face du roi de Kentarus, si cela c'est tromper les gens, alors mon brave vous ne savez sans doute pas ce que veut dire le mot honnêteté).
Bref.. Pourquoi donc ?

Là le nain rapprocha encore plus son visage de la grille.

Parce que je vois en vous le futur dirigeant du Morvor.

Le nain recula et leva une fois encore la main pour prévenir toute exclamation de protestation de la part de son "hôte".

Ne vous méprenez pas. Je ne vous offre pas la place de Balkiara. Je ne le ferai pas à moins de n'avoir d'autre choix, et j'en ai, donc oubliez cela tout de suite. Mais tel que je vous vois, un jour ou l'autre un monarque remarquera vos qualités, et peut-être ne ferez vous pas un blocage sur lui comme vous le faîtes pour moi en croyant tout comprendre, tout savoir, tout démêler. Alors Balkiara ou sa fille, si leurs actes inconsidérés les font vivre jusque là, comprendra que vous êtes une menace pour son propre pouvoir. Que faire ? Garder le conseiller si fidèle et compétent au risque qu'il prenne sa place, l'utiliser comme un dirigeant fantoche dans un duché ou un royaume, ou l'éliminer et chercher quelqu'un d'autre pour prendre sa place à lui ?

Les yeux du nain brillèrent de nouveau.

Elle vous a amené au Conseil pour que vous deveniez roi n'est-ce pas ? A votre avis pourquoi votre maîtresse voudrait-elle que son subordonné devienne son supérieur inconstestable ?
Je ne répondrai pas tout de suite à cette question. Cherchez vous-même la réponse.
J'en reviens à mes moutons en espérant qu'ils seront tous aussi noirs que moi... Je disais : un jour ou l'autre, vous aurez toutes les clés pour devenir dirigeant du Morvor. Je ne vous estime pas, mais vous n'êtes pas malade...là.

Du doigt il toucha son front.

Et vous n'êtes pas paranoïaque, ni un comploteur de marché au poisson, ni dépourvu d'assez de vice pour pouvoir imaginer toutes sortes de scénarii ce qui est indispensable à la survie de tout personnage politique.
Vous ferez un bon dirigeant je pense. Peut-être n'êtes-vous pas intéressé par le pouvoir. C'est mon cas, et pourtant aujourd'hui...
...et ma tâche est de vous préserver comme une ressource à utiliser pour ce royaume...et de tout mettre en oeuvre pour que cette ressource ne soit ni altérée ni détruite.
J'ai cru un moment en Balkiara, mais j'ai eu tort. Elle vie sur les richesses que son époux a accumulé en pillant ses voisins et sur les produits de quelques transactions pas toujours très légales. Et surtout elle agit contre l'intérêt de ce royaume. Je la supporte aujourd'hui, mais je sais que l'avenir ne viendra pas d'elle. Comme vous le disiez, il ne faut pas vivre prisonnier du passé. Et pourtant vous voyez un mort un peu partout dans Shor'Goroth sous toutes les formes, en statue, en gisant, en sculpture, en tableau, dans les références employées pour expliquer la gestion du duché... Elle...n'est même pas consciente de ce qu'est le passé...
L'avenir du Morvor Siljid c'est vous et les autres ducs vous accepterons peu importe qu'il reste à ce moment d'autres pro-Kictus ou non. Votre promotion ne viendra pas de moi. Sa chute, je l'espère, ne sera pas sous mon mandat.
Mais les faits sont ainsi.

Ce que je fais en prison à parler avec un insolent jeunot en politique qui croit tout pouvoir analyser de son intelligence supérieure ? Je lui donne un cours. Un cours subit et non choisi, mais un cours qui je l'espère le suivra longtemps. Riez si vous le voulez, vous vous appercevrez forcément un moment où un autre que vous sortirez moins "bleu" de ces geôles que vous n'y êtes entré. Et je vous sauve aussi contre vous en vous forçant à admettre la vérité.
Allez-y Maître Siljid. Comptez moi l'histoire de Kictus le manipulateur qui organisa une caballe contre la bonne et pure Balkiara. Avec plaisir, je briserai vos arguments jusqu'à ce que l'absurdité de votre raisonnement vous apparaisse. Et si votre formidable intelligence pouvait vous permettre de répondre juste avant aux questions que j'ai formulé précédemment, je vous en saurai gré.
Et comme convenu, si je n'y arrive pas, si je suis acculé face à l'incontestabilité de votre raisonnement, je m'avouerai vaincu.

Kictus s'assit donc et croisant les bras attendit la réaction de Siljid qu'il supposait soit intense en émotion, soit acide à souhait. Quoiqu'il arrive, le vieux briscard était pret pour le duel.
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 25/04/2007 14:30:47    Sujet du message: Répondre en citant

Siljid soupira. Ses doigts se levèrent dans la lumière du rayon qui transperçait par cette fin d'après midi; il se plut à observer les myriade de poussières soulevées par les allées et venues dans la pièce, étincelles brillantes qui dansaient dans le vent au rythme de l'air que ses doigts bousculaient. Lorsque son regard revint au nain qui avait repris sa place première, il soupira avant de s'asseoir dans la poussière et la terre battue. Lentement, il ramena les pan de sa capeline sur ses genoux avant de jouer tranquillement avec sa badine. Le fouet végétal traçait des sillons sans réelle signification dans la terre et le silence s'interposa entre les deux hommes, juste interrompu par le grincement entêtant de se bout de bois sec qui grattait des cailloux. La tête du farfadet dodelinait lentement au gré des aléas et des mouvements de son bras sur le sol. Soudain il redressa la tête, son regard incisif et perçant jaillissant du plus profond de son âme pour atteindre l'infâme pernicieux qui lui offrait des plans de dupe.

« Vous êtes fat Messire Kiktus.

Vous tentez de me faire jeunir pour que je me plie à votre volonté et que je vous demande des excuses que je vous ai promis de ne pas vous faire.

Insolence? Passion? Ce que vous vous plaisez à comparer à du narcissiscme, moi je le donne en implication. Je m'induis dans mon travail, j'y mets ma vie et mon âme, je donne à mon duché et à mon royaume ma personne pour en faire un serviteur acceptable et servile.

Je ne doute pas un seul instant que vous ayez été un brillant orateur également et que votre carrière de diplomate n'ait été couronnée de succès; mais vous êtes tout autant que moi fier et imbu de votre personne. Dans les faits, nous nous ressemblons tous deux beaucoup plus que ce chacun de nous tente de s'en dissuader. Vous avez l'art de jouer avec les mots mais votre dialectique souffre également de votre impudence à vouloir toujours vous mettre en avant comme respectueux des faits et actes que votre raison à pris. La seule différence latente, c'est que vous êtes plus tour alors que j'aime le fou. Vous êtes droit et avancez devant vous pour écraser impitoyablement vos adversaires, du moins en apparence... Vous ne supportez pas qu'on vous baffoue ou qu'on vous désavoue. Votre sentiment de supériorité écrasante est il compensatoire de cette relation timide que vous avez à l'égard de la gente féminine ?

Certes vous ne m'avez pas comparé à l'ancien duc de Morvor, vous avez , comme vous le dites si bien, juste émis l'idée que je puisse avoir le même système de pensée que cette agréable personne. Bravo seigneur, vous êtes vraiment fort pour vous récuser... Certes j'aurais du mal à être un géant du haut de ma tailleet je ne suis pas duc. Quand au personnes qui pensent aujourd'hui comme lui, si vous incluez dans ces termes les gens ayant des désirs hégémoniques, je suppose que la duchesse Morvoroise que vous désignez à mots couverts n'est pas la seule à devoir être montrée du doigt et jetée en place publique.

Quand à vos accolytes déguisés... l'idée pourrait être plaisante à défaut d'être réaliste. Vous souhaitez vraiment que nous nous évaluions l'un l'autre de manière impartiale? Soit. Faites donc appel à Messire Agarwaen, votre grand ami. Voyons ainsi si, lui qui ballote chaque jour entre son amour pour le duché et son amitié pour vous, pourra faire un choix judicieux. Toutefois, c'est uniquement si vous ressentez réellement le désir de voir un regard étranger se méler à notre petite conversation privée. Pour ma part, je n'en éprouve nul besoin. Je ne cherche que votre franchise pour affronter la mienne... sans la trouver pour l'instant! »

Le farfadet se leva d'un bon et son visage vint se coller à la grille de la geôle ou l'imperator l'avait envoyé croupir. Les épaules légèrement en arrière, son ton se fit plus lent, comme s'il souhaitait que le nain comprenne toute la portée des mots qu'il allait prononcer, toute les idées qu'il allait impliquer dans sa réthorique.

« Je ne vous fait pas le défaut de vous dévaluer, Imperator. Vous avez derrière votre carapace de vieux guerrier qui m'amuse tellement, assez de jugeotte pour que je vous considère à votre juste valeur.
Vous ne vous êtes surement pas hissé là où vous êtes à la seule force de votre poignet militaire. Les moments d'humanisme dont vous faites preuve le démontre largement.

Pourquoi vous auriez agit contre la duchesse? Par contrainte je suppose. Rien ne vient ici prouver que les envoyés mercenaires qui ont agressé ma maîtresse en voulait à sa vie ou cherchait auprès de ses enfants un moyens de la soumettre en l'atteignant au plus profond de son âme. Je pencherais pour la seconde solution parce que je pense justement que vous êtes assez intelligent.
Quelles en seraient les raisons? Analysons les faits concrètement voulez vous:

Vous êtes un imperator couronné de succès. Vous avez évacué le fuconcle du royaume en procédant à la destruction de l'absurdité géante qui souhaitait mettre le peuple à sa botte par la force et la haine.Votre peuple vous apprécie parce que vous êtes un grand soldat et un bon père capable de faire vivre son peuple correctement; balayant d'un revers de votre glaive les vélléités qui pesaient entre les différents ducs. Vous avez amené la paix dans votre royaume et votre mission a été une victoire... sauf pour le Morvor.

Bien que conseillée par le seigneur Agarwaen et moi même qui, au dehors de notre animosité respective, tentons de la faire revenir délicatement dans le rang de la pensée Kelhyanne, la duchesse Balkiara possède contre vous une dent si longue et si épaisse que son contact vous transpercerait de part en part malgré votre armure et votre embonpoint naturel. Elle s'efforce de par son caractère passéiste de mettre en avant les qualités de son époux (qui devait malgré tout en posséder certaines, tentez un instant d'être objectif), sans aucune reflexion, son jugement étant obscurcit par l'amour qu'elle porta si profondémment au terrible dictateur. Elle tente par tout les moyens de vous faire tourner en bourrique et d'amener votre esprit à s'échauffer pour vous faire perdre vos moyens.

Vous, vous êtes imperator, juge de votre travail (remarquable j'en conviens) et prêt à laisser la main à votre successeur. Seulement, vous ne supportez pas l'idée de voir une personne se transformer en grain de sable et mettre à bas tout les efforts que vous avez effectués pour que la quiétude Khelyanne atteigne son paroxysme.
Voilà pourquoi, lorsque la duchesse trouva le moyen de quitter les lieux (la raison m'échappe encore, mais je la trouverais bien, soyez en sûr) vous avez pensé que vous pourriez faire d'une pierre deux coups en annihilant cette menace certes pas très importante mais assez agaçante.

Quelles sont les moyens qui furent mis en oeuvrent et quelles étaient les réelles intentions des soldats lors de l'invasion de cette auberge. Cela ne m'intéresse guère voyez vous...

Je pense juste que vous avez eu une intention; louable dans le fond, de vous adjoindre les services d'une troupe afin de régler ce problème et d'assurer votre sucession au trône de Khelya. Tout un chacun aurait sûrement eu une réaction plus émotionelle, et c'est justement votre regard froid et calculateur qui me laisse à penser que vous êtes la main dans l'ombre qui tire les fils des divers marionnetes de cette scènette. Pas que je considère que votre froideur soit un défaut... vous êtes monarque après tout.
Mais c'est l'agression que je récuse. Peut être parce que je reste plus pûr que vous ne le pensez et que je n'ai pas, pour l'instant, à faire les choix qui vous sont imposé.

Permettez tout au moins que je vous félicite. J'ai eu du mal à vous percer à jour. Je pensais au début que vous agissiez par ressentiment personnel, par vengeance.
En celà, oui, peut être vous ai je mal jugé. C'est là que j'ai dù faire une erreur. J'ai d'abord tenté de trouver les raisons qui vous impliquait par passion. Mais non. Vous êtes imperator, vous venez de me le rappeller. L'intérêt de votre terre passe avant votre ressentiment personnel et je subodore que si vous en aviez eu l'occasion vous auriez déjà fait disparaître la duchesse, pour calmer vos nerfs.
C'est en changeant cette pensée que j'ai commencé à découvrir ce que vous aviez voulu. Et si je ne peux pas l'approuver, j'en comprend le mécanisme. »

Siljid fit demi tour et à nouveau son regard se porta sur la petite fenêtre et la lueur du jour mourant. Ses mains se joignirent dans son dos le temps que sa langue humecte ses lèvres et il se retourna vers son empereur.

« Ce qui me chagrine le plus dans ce mystère, Kiktus, c'est que les éléments que je possède sont relativement mince et ne tiendraient pas plus de deux minutes face à un tribunal s'il me fallait porter l'affaire devant une assemblée ducale.
Ce qui me me conforte dans mon raisonnement... c'est qu'aucun autre élément que ceux que je possède n'interviennent pour démentir mes propos.

Vous avez lancé cette kaballe contre la duchesse. Vous avez souhaité la voir prise au piège, parce que je ne pense pas que vous ayez désiré la voir mourir. Vous vouliez pouvoir enfin la tenir au creux de votre main en terminant votre exercice et voir la paix Kehlyanne maintenue pour votre successeur voir même pour les souverains à venir. Cette raison est peut être la seule pour laquelle, à votre différence, je vous estime. Cette abstraction de votre personnalité pour le bonheur de votre terre...

Et comme nous sommes seuls et sans autres témoins: donnez moi donc les preuves de mon erreur, afin que je réfute votre culpabilité.A ce moment et seulement à cet instant, si vous êtes convainquant, penserais je m'être trompé. Vous verrez alors que , contrairement à vous, j'ai le loisir de jouir encore d'assez de parole et d'honneur pour reconnaître mes défauts. »

Le farfadet s'approcha à nouveau de la porte de la geôle et ses mains s'agrippèrent à deux bareaux pendant qu'il prennait une position nonchalante. Son visage s'ouvrit légèrement et un rictus ironique vint s'afficher sur son faciès pendant qu'il reprennait une dernière fois la parole.

« Au fait, mon imperator... Pensez vous réellement que ce n'est pas insulter mon intelligence comme vous le dites, que de me proposer le vent?
Je suis heureux de savoir que vous m'offrez une place occupée et que vous souhaitez que je l'occupe un jour lorsque vous n'aurez plus de pouvoir. Dois je prendre acte de vos paroles et me rendre dans le bureau de votre successeur avec un mot de votre part pour lui soumettre votre opinion? « Bien le bonjour Roi, figurez vous que le seigneur Kiktus estimait que je ferais un bon duc Morvorois... Pourriez vous faire en sorte que le devienne? Lui n'a pas voulu agir en ma faveur, mais il ne doutait pas que vous le feriez... »
Un bon diplomate , comme vous me l'avez décrit tout à l'heure, sait que dans toute proposition il est important d'offrir une part de vérité, même si on l'embellit pour la rendre plus brillante et plus attractive. Pas uniquement des propositions sans base...

Je vais à mon tour vous faire une proposition réaliste. Appuyez ma demande, retenez ma candidature et soutenez là, en échange, je vous promets une agréable retraite dans le royaume de dame Naëlyn et la poursuite de votre désir de réunion. Je serais aussi impartial que vous avez pu l'être voir aussi réaliste.
Ainsi que je vous l'ai dit, au fur et à mesure de cette discussion, je m'aperçois que vous ne m'êtes pas si différent. Je saurais vous le démontrer plus tard.

Mais...s'il vous plaît, ne me demandez plus de pensez à la chute de Balkiara tant que j'en suis le féal. J'ai assez de fidélité dans ma duchesse et sa progéniture pour ne pas vous laisser me retourner sans raison. Je reste un farfadet fier et honorable. Je ne me vend que lorsque j'estime que avoir rempli ma parole. Et ce n'est pas le cas chez la duchesse.

Je préfère de loin rester une personne mal aimée par les autres parce que je suis Morvorois et agir de l'intérieur à la réunification Khelyanne, plutôt que de devenir le traître qui imposera son idée. Je pense que vous pouvez le comprendre, non? »
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 25/04/2007 22:13:40    Sujet du message: Répondre en citant

Kictus ne dit pas un mot durant toute la réponse de Siljid et quand ce dernier eu finit le nain sembla étonné et satisfait à la fois.

Je n'ai pas besoin de vous rajeunir. Vous êtes jeune, que ce fait vous plaise ou non face à moi vous êtes jeune. La jeunesse est plus une période de rébellion que de soumission. En vous soulignant l'écart entre nous je vous rappelle juste que les petits tours rhétoriques ne marcheront pas avec moi. Toutefois malgré votre jeunesse je dois avouer que vous me surprenez maître Siljid. Sincèrement. Tant par votre analyse de ma personne un peu exagérée je le crains mais tout à fait inédite et comportant une bonne part de vérité que par celle de mes actes passés vous avez fait preuve d'une clairvoyance et d'un esprit d'analyse peu courants tant au Nord qu'au Sud de ces terres. Et je dois dire que vu de votre place avec vos idées, oui, on pourrait bien croire que je suis l'instigateur de cette affaire. Mais comme je vous l'ai dit, vous croyez tout pouvoir démêler et comprendre sans forcément avoir toutes les clés. Néanmoins il arrive un moment où le fou arrive au bord de l'échiquier et je ne désespère pas que vous finissiez par enfin saisir que vous vous trompez encore et encore.
Ah juste un détail : ne le prenez pas mal mais évoquez encore une fois ma relation à la gente féminine sans mon autorisation et je vous tuerai peu importent les conséquences. Il existe des blessures qui changent les gens et je vous déconseille d'explorer celle-ci.

Je ne nie pas vos qualités comme je ne les ai jamais nié pour Demogron. Nombreux me sont témoins que j'aurais préféré une rectractation publique de cet homme à sa mort.
Mais je ne brasse pas de vent non plus. Je ne vous ai rien promis, je vous ai prédit. Je prédis un bel avenir pour vous (sans prendre en compte bien entendu les aléas de la vie) mais je ne vous le donne pas sur un plateau. Un jour il arrivera devant vous. Justement si je ne vous dit pas que je vais vous nommer duc moi-même, quoique je finirais peut-être par le souhaiter, c'est que cela risquerait de provoquer un conflit interne au Morvor, conflit qui s'il arrivait ferait retomber ce fief dans un état pire qu'il ne l'était à la mort de Demogron. Continuez donc à servir fidèlement Balkiara, même si cela implique de me desservir. Vous m'êtes plus utile à ses côtés que contre elle dans le sens ou vous servez mieux votre royaume ainsi...pour le moment. Je voulais juste vous ouvrir les yeux sur le danger de se donner corps et âme à ce genre de maître quand on a vos talents. Maintenant vous êtes prévenu et j'en profite pour vous prévenir contre votre utilisation de certains mots. Les ducs qui me sont fidèles, c'est à dire tous sauf la votre sont mes vassaux, non mes acolytes. Il me servent et m'obéissent car c'est leur part du contrat et parce que je remplis l'autre. Les liens qui m'unissent à mes ducs sont faits d'affection, de respect et de compréhension mutuelle. Vous n'avez en aucun cas le droit de les rabaisser au rang d'acolytes. Des acolytes seraient fidèles à Kictus. Eux sont fidèles à l'Imperator. C'est l'opposé du lien qui unit la population du Morvor à sa duchesse. Vous avez là deux façons de diriger et de rassembler. Les deux fonctionnent et ont leurs avantages comme leurs inconvénients, mais faîtes-moi la grâce de ne pas les confondre.

L'Imperator étendit ses jambes et s'étira rapidement.

Je ne pense pas en revanche être aussi imbu de ma personne que vous le croyez, mais je connais ma place dans l'ordre hiérarchique, et cette place est tellement élevée qu'elle peut porter à croire qu'en effet je suis du genre à rester en contemplation face à mes actes passés et mes qualités. Faux. Tout faux. Mais je n'argumenterai pas sur ma personnalité. Pour l'évaluer chez une personne il faut connaître cette personne. Or Siljid vous ne me connaissez pas comme certaines personnes me connaissent, c'est pour cela que je tolère vos erreurs d'appréciation là où elle me paraissent trop énormes pour que je les accepte. Je ne suis pas aussi sûr de mes capacités que vous le croyez Siljid, car mon hésitation lors de l'affaire de Balkiara a bien été du à une série de doutes plutôt qu'à une fabuleuse manipulation.
Votre raisonnement a plusieurs failles malgré qu'il soit très intéressant et je dois dire assez flatteur quant à mes dispositions à diriger un pays de toutes les façons possibles.
La première est que si j'avais en effet voulu faire d'une pierre deux coups, j'aurais laissé Balkiara partir avec ma bénédiction. Je lui aurais proposé nombre de renforts qu'elle aurait bien entendu refusé et ce devant tout le monde et je me serais montré inquiet à son égard, bref tout pour que l'on voit ma volonté de la protéger. Hors je n'ai pas caché mon exaspération ni ma colère, et encore moins mes doutes. Il faut choisir maître Siljid. Suis-je quelqu'un capable de parfaitement maîtriser ses émotions ou suis-je quelqu'un d'impulsif ?
De même, pour quelle raison aurais-je demandé à un garde en formation de l'accompagner sachant parfaitement que si quelque chose arrivait on le taxerait d'espionner pour mon compte ? En vérité je voulais la surveiller et je n'ai pas été déçu, mais vous voyez donc encore une fois qu'il y a là incohérence trop grande pour quelqu'un capable de penser si finement à un moyen d'enlever un caillou de sa botte.
Continuons.
Un autre facteur que par contre vous ne pouvez connaitre car je doute que vous y avez jamais été confronté. Danrak, le roi de l'Ile des Oubliés, est extrêmement fier et à cheval sur le respect que l'on lui doit, respect que visiblement Lloralas a manqué de lui rendre. Croyez-vous un seul instant que le plus puissant des guerriers d'Asturyan accepterait de servir de mercenaire à la botte de son grand voisin ? Danrak, un exécutant de Kictus ? Non mon pauvre, grave erreur. Ce serait pour lui se mettre plus bas qu'un autre guerrier et il n'y a dans sa culture qu'une seule façon d'admettre une soumission : le duel.
Vous direz alors que c'est une lettre anonyme qui lui est parvenue. Certes, et cette lettre je l'ai en ma possession à présent. Mais voyez-vous Danrak a avec lui un prêtre qui a été sujet du Vianden. Il me connaît et connaît ma façon de résonner. S'il avait senti la griffe de Kictus derrière cette lettre, il aurait averti son maître. Et puis cette lettre mentionne également la possibilité de piller le Morvor, c'est à dire lui retirer toutes ces richesses que je veux préserver en ne le pliant plus par la force ni en soufflant la zizanie ou la trahison entre ses murs. Ne voyez vous pas là de nouveau une cruelle incohérence ?
Enfin, d'après Danrak la mission consistait à enlever Dromegon et à en obtenir une rançon. Je crois pourtant avoir juré sur mon honneur de vouloir le protéger. Mettriez-vous en doute ma parole d'honneur ? Si tel était le cas je vous proposerais volontiers un duel à la fin de mon mandat mais je sais pertinemment que ce genre de conduite n'est pas la votre. Vous n'êtes pas homme à laver une injure en risquant votre vie et perdant votre sang, c'est peut-être pourquoi pensez-vous que l'honneur d'un nain est quelque chose d'aussi léger que la parole de votre maîtresse. Dromegon pour votre gouverne est la cible de toute mon attention et cela fait des mois que je réclame une entrevue avec votre maîtresse et lui pour que nous discutions de mes projets pour lui. Bien légères seraient mes convictions si sur un coup de tête je décidais de mettre sa vie en péril pour pouvoir avoir sa mère à ma mercie. Ou bien pensez-vous que j ai tout calculé avec une précision divine : faire semblant de s inquiéter de l avenir du petit mais ourdir un complot en douce, savoir avec exactitude quand le Conseil commencerait, calculer avec une précision diabolique le temps de réaction et de déplacement des troupes de Danrak…Allons allons. Tiens d ailleurs autre point. Vous n avez jamais rassemblé d hommes armés, sinon vous sauriez que ça prend beaucoup, beaucoup de temps, et que rassemblé ceux que j ai rassemblé et les mobiliser près de la taverne aussi rapidement que je l ai fait constitue un record. Oui, un record. Là encore, vous pêchez par méconnaissance, c est pourquoi je vous le pardonne.
Oh j'allais oublier. Dernière erreur monumentale de croire que j'aurais la stupidité de vouloir tenir la mère en menaçant l'enfant. Je sais par expérience que Balkiara perd toute intelligence et raisonnement quand l'objet de son amour est en péril. La preuve quand Demogron a été tué, l'acte intelligent aurait été de négocier la reddition du Morvor en termes avantageux, termes que j'aurais accepté face à l'éventualité de prolonger un siège fatiguant. Mais au lieu de cela elle a chargé telle une furie en plein dans mon armée, mettant son avenir et celui de sa fille aînée entre mes mains. Si je l'avais voulu, elle serait morte et sa fille avec elle, où était la raison dans cette charge stupide et inutile ? Il n'y en avait pas. L'amour que Balkiara peut porter à quelqu'un est si grand que quand cette personne est menacée elle perd tout contrôle... Cette femme a du souffrir dans sa jeunesse... Quoiqu'il en soit, vous voyez que je connais mieux Balkiara que vous ne le pensiez et je n'aurais pas commis l'erreur de réveiller la furie. Cela m'aurait forcé à la tuer et aurait ruiné des efforts que depuis la chute de Demogron je m'exerce à entretenir pour préserver le Morvor.

Le nain se leva et fit les cent pas.

Vous formulez une idée. On ne peut fournir de preuves contre une idée, mais on peut la faire choir avec d'autres points de vue plus cohérents.
Je n'ai pas de preuves à vous apporter contre vos allégations. Comment pourrais-je en avoir ? Suis-je le genre d'homme à écrire dans un journal intime ou à confier le plus profond de mes pensées à un ami qui pourrait me trahir le lendemain ? Non.
Si la vérité que je vous dévoile ne vous convient pas. Je n'y pourrai rien.
Mais malgré tout si après ces éclaircissements vous doutez encore ou avez d'autres hypothèses accusatrices à formuler vous êtes encouragé à le faire et je répondrai à vos questions jusqu'à ce que vos convictions premières s'écroulent, je vous l'ai déjà dit.

Il sourit patiemment.

Que peut bien craindre celui qui se sait innocent sinon l'erreur de ses semblables ?

On toqua et un garde descendant les marches tendit une missive à l'Imperator et sortit après un salut militaire. Le nain déplia la lettre et la lu avant de rire jaune.

Tiens donc ! C'est votre maîtresse qui m'écrit justement. Attendez, je vais vous lire cette lettre, vous n'allez pas être déçu du peu de prudence que prend cette femme.

Balkiara a écrit:
Messire Kictus,

Veuillez excuser le retard de ma réponse à votre missive, mais le contrecoup de cette tentative d assassinat a été relativement difficile à surmonter, ainsi que la reprise en main de mon Duché ! Nous avions bon nombre de blessés, mais fort heureusement mes gens se sont montrés très efficaces !

Je suis contrite d apprendre que l accès à ma chambre fut refusé au Sieur Daigoro, mais d un autre côté cela me paraît normal. Effectivement, il serait incorrect, et même très inconvenant, qu un simple soldat puisse pénétrer dans la chambre d une Dame, qui plus est appartenant à la Noblesse Kehlyanne.

Je suis également peinée de voir le peu d importance que vous portez aux Nobles de votre Royaume et surtout de la façon dont les assassins d un Duc du Kentarus et d un Baron morvorois sont punis. Là où il aurait fallu faire preuve de bravoure et courage, là où de toute évidence un emprisonnement paraissait nécessaire, vous avez négocié pour obtenir un morceau de parchemin… Je ne peux m empêcher de faire la comparaison avec votre réaction envers mon époux : là où vous auriez pu discuter vous avez frappé à mort, là où vous auriez pu ordonner une immobilisation, vous avez fait de moi une veuve, et de mes enfants des orphelins…

D autre part, j espère qu il n arrivera rien au Comte Siljid, car la dernière fois qu un morvorois du même rang a séjourné dans des geôles Kehlyannes, il a tout simplement disparu alors que vous deviez vous enquérir de son devenir. Il s agit de la Comtesse Asmoth dont je suis sans nouvelle depuis de très longs mois !

Le nombre de commanditaires potentiels n est pas aussi élevé que vous semblez le croire. En effet, il se trouve que le lieu de séjour de ma famille n était connu que de moi seule et uniquement de leur escorte. Comme vous pourrez en déduire, il ne reste que le soldat Daigoro qui était informé de notre destination, ce qui limite considérablement les suspects potentiels. Je doute fort que les habitants de Cylvar soit impliqués dans cette histoire, car ils y ont laissé plus que des plumes. Mais je vous fais confiance, une fois de plus, et pense que vous éclaircirez ce mystère qui entoure la découverte de notre lieu de retraite.

Vous comprendrez que souhaitant avoir mes enfants à mes côtés et surtout ne plus exploser leur vie, je vous propose de réunir le conseil sur mes terres. En acceptant mon offre, ce serait la preuve que vous considérez le Morvor comme un Duché Kehlyan à part entière, et que vous êtes impartial comme doit l être tout souverain envers son peuple. Ce serait aussi une façon de racheter votre manque de rapidité à intervenir dans cette affaire, entraînant ainsi notre perte si nous n avions eu la fenêtre comme échappatoire.

Respectueusement.


Le nain replia la lettre et soupira.

Et encore ! Là elle était respectueuse et assez sensée par rapport à d'habitude... Vous commencez à saisir qu'elle ne vie que par ma patience et que celle-ci s'amenuise jusqu'au moment où j'irai personnellement démembrer sa chère forteresse ? Si elle agit ainsi avec celui à qui elle doit certes son veuvage mais également la vie et la protection de son duché encore aujourd'hui face aux velléités revanchardes de bien des gens, quelles erreurs peut-elle commettre avec d'autres ?! Vous voyez pourquoi j'ai besoin de vous à ses côtés. Un jour elle va se mettre quelqu'un échappant à mon autorité à dos et vive la guerre ! Encore et toujours la guerre ça me changera !

Un éclat brilla dans les yeux noirs du nain.

Ah oui, je vais vous rassurer avec le cas de la Comtesse Asmoth que vous n'avez pas connu.
Elle avait votre place et comme vous faisais le sale travail "intellectuel" de Balkiara. Un jour, en pleine guerre, elle l'envoya piller la coopérative Thork et libérer un criminel notoire aux bottes de Demogron du nom de Dinendal (vous comprenez l'amour de ce duché pour elle désormais). Mais Asmoth fini par être capturée. Je l'ai interrogé et elle finit par se rétracter. Je lui offris alors la possibilité de se racheter en découvrant l'emplacement où était retenu prisonnier l'ancien duc de Pelops. Quand le duc fut libéré et ses ravisseurs anéantis, elle obtint sa liberté et décida de disparaître de la circulation alors que je lui proposait reconnaissance publique, or et terres... Quant à Balkiara qui aujourd'hui semble si inquiète à son sujet, hier encore elle jurait ses grands dieux qu'il valait mieux qu'Asmoth ne lui tombe pas entre les mains sans quoi elle la ferait souffrir... Bref. Vous comprenez peut-être mieux le genre de jeu de girouette auquel s'adonne votre maîtresse à mon égard. Changez ça vite une fois libre parce que je ne tiendrai pas bien longtemps avec un oiseau pareil à siffler dans mes oreilles. De même que sa facheuse tendance à utiliser sa famille comme instrument pour son ambition dans son argumentation ou encore sa feinte de ne pas savoir qu'un souverain de Kelhya ne punit pas un crime ayant lieu et impliquant des sujets de Kentarus.

Alors qu'il allait le laisser répondre, Kictus se rappela d'un point et le doigt en l'air s'arrêta à mi-parcours entre le mur et sa chaise.

J'allais oublier votre proposition. Je ne fonctionne pas aux promesses maître Siljid. "Soutenez-moi et je ferais ceci" je n'aime pas ça. Je crois que vous le pensez sérieusement, mais vous ne vous êtes jamais concrètement frotté au pouvoir et à ses obligations. Or imaginez le désastre si vous vous montriez incapable de gouverner ce royaume.
Il y a donc le facteur inexpérience qui me pousse à dire non.
Il y a le facteur de confiance aussi. Soutenir quelqu'un implique avoir confiance en lui, or je ne sais pas encore si je peux avoir confiance en vous.
Il y a le facteur sympathie, minime certes mais que de toute façon vous vous êtes refusé avec tous les qualificatifs affectueux dont vous me couvrez depuis mon entrée dans ces geôles.
Il y a enfin le facteur réaliste, et de tous c'est celui qui vous attaque le plus. Vous êtes inconnu de la population et ceux qui vous connaissent ne vous apprécient pas soit à cause de votre attitude à mon égard, soit à cause de votre façon de leur parler qui ne les invite pas à voir en vous quelqu'un de franc. Vous servez Balkiara qui plus est ce qui est un frein colossal à votre promotion. Ce n'est pas d'être du Morvor le problème... le deuxième duc du Morvor, PouF, fut bien roi après tout, et assez apprécié qui plus est. Non le problème est à qui vous avez prêté allégeance... et votre entrée remarquée lors du Conseil la première fois n'a rien fait pour vous faire apparaître comme un indépendant d'esprit.
Désolé sieur Siljid. Mais il y a en ce royaume deux personnes que j'estime plus aptes que vous à porter la couronne. Peut-être que je me trompe, mais cela est ma seule et unique responsabilité. Oubliez mon soutien dans votre perspective de devenir roi. Je vous le dis en toute franchise et en me basant tant sur mes expériences personnelles que sur ce que je sais de vous : vous n'êtes pas prêt. Vous n'êtes pas encore prêt pour être duc d'ailleurs, vous en avez seulement le potentiel. Si vraiment vous me faîtes confiance, alors vous verrez en la personne que je soutiendrai publiquement l'avenir de ce royaume et non un moyen de gouverner dans l'ombre et vous ferez tout pour qu'enfin le Morvor vote comme les autres, ce qui sera un pas important vers le retour de ce fief égaré dans l'ordre de Kelhya.
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Thorin
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MessagePosté le: 01/05/2007 20:33:20    Sujet du message: Répondre en citant

Postés depuis des heures devant les portes de fers des geôles Thorkes, les gardes du Lion commençaient à se demander -- tout en gardant le silence -- ce que faisait l'Imperator Kictus, et s'ils se devaient d'intervenir, craignant une agression du malin farfadet du Haut Nord.

Quand ils virent leur Duc Thorin arriver, ils se réjouirent de penser qu'ils pourraient enfin quitter leurs postes et se distraire -- enfin -- à la taverne. Leurs sourires se recourbèrent lorsqu'ils s'aperçurent qu'il n'en était rien et que le VIeme Æþeling souhaitait lui aussi entrer dans les geôles.
Devant les mines dépitées de ses bons hommes, Thorin ne put s'empêcher, en toute sagesse de les questionner sur la raison de pareille faciès de dépit. Perturbés, mais encouragés par leur seigneur, ils lui expliquèrent la fatigue qui drainait leur ressources. Le Duc leur fit donc porter, nourritures et boissons, ainsi que des tabourets, pour qu'ils puissent par la suite continuer leur service dans les meilleurs conditions.

Thorin entra donc, et traversa les quelques couloirs qui menaient jusqu'aux quartiers des geôles Thorkes, où était enfermé le Comte Siljid de Morvor. Il n'avança pas plus, pour ne pas interrompre la conversation qui était en cours, mais fit quelques gestes dans le simple but d'être aperçût par l'Imperator Kelhyan, se raclant la gorge, faisant des mouvements brusques...
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Kictus
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MessagePosté le: 02/05/2007 02:37:52    Sujet du message: Répondre en citant

L'imperator, concentré sur Siljid remarqua du coin de l'oeil Thorin qui tentait d'attirer son attention. Le nain se leva prestement et s'adressa à Siljid.

Excusez-moi une minute.

Puis il se dirigea vers Thorin.

Duc Thorin ? Vous vouliez me voir ?
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Thorin
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MessagePosté le: 02/05/2007 14:23:39    Sujet du message: Répondre en citant

Thorin laissa Kictus s'avancer et le questionner, il lui rétorqua alors à voix basse :

Oui, Bien le bonjour Lord Kictus,
Je revient d'une visite diplomatique au Landstorm, et sa duchesse, la dame Naelyn m'a demandé de vous porter message. Elle s'inquiète, Dame Aveleen ne donne aucun signe de vie, elle était en destination du Morvor, et la Duchesse du fief à la chouette d'argent commence à douter de la fiabilité de Balkiara dans cette affaire.


Il marqua une pause

Le Baron du nom de Rheyelan, souhaitait s'y rendre en tant qu'ambassadeur, je l'en ai fortement déconseillé, mais je ne sais, après mon départ, s'il n'a souhaité faire preuve de témérité en s'attardant dans la gorge du vorace rapace.
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Kictus
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MessagePosté le: 02/05/2007 15:27:36    Sujet du message: Répondre en citant

Kictus écouta les nouvelles en silence, les sourcils froncés et les poings fermés posés sur les hanches.

Hummm.

Il jeta un regard inquisiteur à Siljid.

Ce ne serait pas la première fois que la famille du Comploteur enlève des gens pour obtenir un paiement ou une faveur. Balkiara était même prète à assassiner une femme enceinte pour me faire lever le siège... Ah mais c'était la femme de feu Moebius il me semble!!! Enfin... Si ce jeune Rheyelan est assez insouciant pour aller se rajouter à la liste d'otages potentiels, il devra en assumer les conséquences si celles-ci sont néfastes. Vous l'aviez prévenu.
Pour l'instant je ne vais rien faire. Je vais essayer de contacter dame Aveleen. Si elle ne répond pas je demanderai à Balkiara ce qu'il en est et pourquoi ne répond-elle pas aux appels de son duché.

C'est alors qu'un des messagers de Kictus entra dans les geôles avec plusieurs lettres. Surpris de voir Thorin, il s'inclina profondément et tendis la correspondance à l'imperator avec un salut militaire.
Le nain ouvrit d'abord les courriers venant de Kentarus.


Tiens tiens... Duc Thorin, vous êtes un des plus compétents en matière de commerce dans Kelhya. Que pensez-vous de cette offre ? Je pense qu'elle peut être intéressante et permettrait qui plus est de resserrer nos liens commerciaux.

Il lui donna deux des lettres. Puis commença à lire une autre lettre de Kentarus et fronça fortement les sourcils.

"Qu'est-ce que c'est que ce bordel encore ? Bon sang c'est pas possible y vont pas me laisser une semaine paisible histoire de quitter ce foutu trône ?"


De suite il termina sa lecture avec deux lettres venant de Kelhya et son visage montra clairement son embarras puis finalement sa colère.

Bon sang !! Il ne changera donc jamais ?
Un moment seigneur Thorin !

Le nain retourna auprès de Siljid et empoigna bon nombre de parchemins vierges sur une table. Il écrivit frénétiquement plusieurs réponses qu'il remis au messager.

Seigneur Thorin, il y a un conflit qui pointe à l'horizon. Si tout se passe comme prévu j'arriverai à l'endiguer, mais si les volontés belliqueuses submergent mes tentatives diplomatiques, il faudra une fois de plus que Kelhya parte en guerre...contre qui ? Et bien nous verrons qui sera assez fou pour attaquer les Kelhyans ou qui sera assez fou pour sacrifier la paix avec Kentarus par vulgaire caprice...

Il se retourna vers Siljid.

Vous pouvez parler en présence du duc Thorin. Je n'ai rien à cacher à mes sujets, qu'ils soient charretiers ou ducs.
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Thorin
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MessagePosté le: 02/05/2007 16:35:18    Sujet du message: Répondre en citant

Thorin lu les missives

Intéressante certes.

Il resta muet quelques instants, réflechissant

La monture de Thorkot est le Rhinox, et le restera...

Dit-il avec sourire

Quand aux matières premières, je contacterai l'intéresse pour plus amples détails. Je doit me rendre en ces terres dans peu de temps, je m'y rendais d'ailleurs, avant de devoir faire escale en mes terres pour vous prévenir de la mystérieuse disparition de la Storminoise.

Il rétorqua par la suite, calme, et sage

Le Thorkot et ses guerriers sont endurcis par la solidité de leurs âmes, et les principes disciplinaire que chacun se daigne à respecter avec Loyauté et Courage. Le Royaume de Kelhya pourra compter sur le Duché du Lion d'Or, dans les moments où seuls boucliers et pertuisanes puissent enjamber les vils toiles que les vipères et araignées malignes, aiment à tisser en commun.

Ne sachant si Kictus avait quelque chose à rajouter, Thorin ne tourna pas le dos, et ne recula point. Il attendrait que le Roy Kehyan l'invite à disposer.
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Kictus
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MessagePosté le: 02/05/2007 22:57:51    Sujet du message: Répondre en citant

L'imperator sourit.

Et je n'en attendais pas moins du Thorkot mon cher.
Vous devriez retourner auprès des votres, je sais que les Thorks préfèrent être près de leur seigneur...à moins que vous souhaitiez assister à mon entretien avec le prisonnier Siljid ?
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Thorin
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MessagePosté le: 03/05/2007 00:00:21    Sujet du message: Répondre en citant

Thorin commença à se retirer

J'ai hâte de retrouver mon peuple, et me convier à la bonne humeur qui enjolive la taverne... débattre de diverses choses avec le plus grand érudit des deux Royaumes, faire connaissance des nouvelles recrues.

Il soupira

En ce moment je tourne de duchés en duchés, je n'aime l'idée des relations par ambassadeurs ou messagers, on est jamais mieux servit que par soit même, et le contact avec mes confrères, se doit d'être forts, et réels, et non dans des lettres entremêlées sur du parchemin troué.

On aurait put croire qu'il s'était parlé à lui même...

Je n'ai plus grand monde à rencontrer, j'espère que les affaires douteuses dont vous m'avez parlées, ne s'amplifieront pas d'avantage, car je vous avouerais que je n'attends qu'une chose après cette cavalcade tonitruante de voyages : me reposer.

Il sourit dans sa barbe, et se retira progressivement

Bien... Lord Kictus, mon devoir est de vous laisser maintenant... et je ne voudrais pas déranger plus amplement votre entrevue avec notre prisonnier. A bientôt Sir, et gloire à Kelhya.

Et il sortit, se dirigeant directement vers sa prochaine escale.
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Kictus
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MessagePosté le: 04/05/2007 22:07:10    Sujet du message: Répondre en citant

/HJ rp mis entre parenthèses à la demande de Siljid, sera repris dès que ce dernier repostera HJ/

Le nain salua son frère de race et se retourna vers Siljid. Mais visiblement ce dernier était perdu dans ses pensées. Kictus pensa que tous deux avaient besoin d'une petite pause.

Je dois sortir un instant sieur Siljid. Faîtes-moi mander par vos geôliers quand vous serez disposé à reprendre.

Il sautilla sur place, ayant visiblement une furieuse envie d'entrainer un peu sa maîtrise du combat. Il se déplaça vers la sortie le pas rapide.
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Siljid
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MessagePosté le: 29/05/2007 07:52:35    Sujet du message: Répondre en citant

"Garde !!! GARDE !!!"

Sortit de la léthargie dans laquelle la lecture de la lettre de la duchesse l'avait plongé, le farfadet s'était avancé jusqu'au barreaux de la cellules et hurlait à plein poumon, essayant d'attirer l'attention des plantons de cette geôle sordide.
Lorsqu'un des pandorres prit enfin pour lui les appellations et vint s'enquérir des désirs du prisonnier :


"Auriez vous l'amabilité de bien vouloir faire mander l'imperator, cher ami; j'ai une affaire en cours à terminer et je ne souhaite pas le faire attendre plus avant. Je vous serais gré de bien vouloir faire vite !!"

Bougonnant et trainant des pieds, le soldat partit rechercher l'imperator. Si la demande avait été effectuée pour toute autre personne, ormis le duc Tork, nul doute qu'il n'ait pas bougé.
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 31/05/2007 11:53:13    Sujet du message: Répondre en citant

Les bruits de pas du nain se firent entendre et Kictus se présenta de nouveau devant Siljid. L'imperator avait l'air en pleine forme, cependant on pouvait sentir derrière la carapace du guerrier, du général et du chef d'état, il y avait quelqu'un de subitement las, terriblement las. Siljid, en le faisant appeler, l'avait replongé dans les parties les plus vicieuses de la politique et l'avait arraché à ses amis et au climat jovial de la bonne compagnie que tant il appréciait.

Vous avez demandé à me voir Sieur Siljid...
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 01/06/2007 03:48:45    Sujet du message: Répondre en citant

Siljid était appuyé au mur glacial de la geôle lorsque le lourd pas martial annonçant l'arivée iminente du nain se fit entendre. Rapidement, il se redressa et epousseta sa tunique avant d'aller s'accouder aux barreaux. Il observa l'air désabusé qu'arborait l'imperator et siffla lentement entre ses dents.

" Et bien messire, si je ne savais pas que ma compagnie vous apporte tant de joie et de plaisir, je jurerai à votre tête que vous êtes ennuyé de devoir à nouveau rejoindre mon palace..."

Le farfadet sourit franchement de sa plaisanterie en plantant un regard franc et jovial dans celui de son supérieur. Il n'avait aucunement envie de blesser l'imperator, juste d'améliorer leur relation; sans pour autant en faire une franche camaraderie, impliquer un respect pour le vieux nain.

" Veuillez excuser, messire, le profond désaroi dans lequel la lecture de la missive de Dame Balkiara m'a plongé, je ne m'attendais pas à pareille manque de diplomatie dans ses propos. J'avais même en fait espéré que mon contact l'aurais rendue plus ouverte et plus portée sur la politesse qu'elle doit à ses dirigeants.
D'un côté, ce passage vous assure une victoire: je me rends compte que sur ce point vous aviez raison, et je ne souhaite plus lui faire plaisir en me présentant au trône que vous protégez. Je pense comme vous l'avez si élégamment formulé, que ma place est actuellement plus profitable auprès de la duchesse pour subvenir aux besoins des gens du peuple et à l'attente des contrées de Kelhya.

Je pense désormais qu'il vous faudrait me libérer, cher imperator. Ma captivité n'a que trop durée et vous vous enfoncez dans les affres d'une attente qui fait chaque jour peser un peu plus le poids de votre fonction sur vos épaules. La liberté à laquelle vous aspirez vous échappe tant que je ne sors pas et vous savez que sur ce point j'ai raison. Certes vous allez m'objecter que vous pourriez tenir votre petite réunion sans dame Balkiara, elle qui, et je le sais, ne se rendra pas là bas sans moi; mais vous avez beaucoup plus d'intelligence que votre air débonnaire ne le laisse transparaître et je sais que vous craindriez alors qu'elle n'entre dans une colère noire et ne déclenche une tempête qui, si elle ne ferait que la mener à sa perte, entrainerait également de terribles pertes dans les rangs des troupes que vous réuniriez. Je n'ai pas envie que le sang coule sur un malentendu et je préfèrerais donc que vous me laissiez sortir afin de régler ce différent.

Certes, vous allez également m'objecter que je n'ai pas rallié votre pensée et que mon jeunisme, tel que vous le spécifiez, me pousse à croire que votre culpabilité est un aveuglement de ma part...
Seulement voilà, cher Kiktus, et c'est cette fois sans grade, d'homme à homme que je vous parle: vous ne m'avez pas convaincu.

Oh soit, vous allez arguez que je suis Morvorois et que je le fais exprès pour vous embêter, vous retarder ou que sais je...
Seulement, vous avez pu vous rendre compte que sans moi auprès du domaine de Morvor, la duchesse allait le traîner dans l'offense perpétuelle au pouvoir en place, dans des actions passéistes à la seule mémoire de son défunt époux et ça au mépris des règles de l'empereur en place et du peuple qu'elle est sencée protéger. Certe ma présence n'aboutit pas non plus à la résorbtion de tous les conflits que son fort caractère affecte à s'attirer, mais je sais être son conseiller et la raisonner sur la majorité des points qui hérissent les poils de votre barbe.

Ce n'est donc pas un détracteur qui a porté cette accusation: c'est un être de conviction, prêt à croire que le pouvoir Kelhyan peut avoir des secrets qu'il ne jugera pas bon de lui expliquer, qui est prêt à mettre tout en oeuvre pour le bon déroulement de la politique des royaumes, et qui tend à prouver par ses actions qu'il a déjà mis en route une politique de réconciliation entre la Duchesse et les domaines avoisinants. Vous n'avez pas convaincu cet homme Imperator, vous n'avez pas réussi à me prouver que je me trompais. Tout au plus vos dénégations, tels que j'y repense ont été de me prouver que mes hypothèses pouvaient être fausses. Mais dans chaque réciproque, j'ai conscience que si je ne peux avoir raison, je ne peux non plus m'être trompé sans raison. Raison que vous n'avancez à aucun instant, sire, hormis votre prétention à me faire croire que je ne fais que suivre les conseils d'une duchesse tout juste bonne à gérer son domaine comme une marâtre douceatre.

Vous m'auriez dit dans le creux de l'oreille que vous étiez l'instigateur de cet enlèvement et de cet agression pour le bien être de la population Kelhyanne, je suppose que je me serais fait une raison et que je n'aurai pas cherché à en savoir plus. Ce ne fut pas le cas et vous vous êtes contenté de dénier chacun de mes arguments et arguant que je me trompais. Soit.
Mais sachez que ce n'est pas ainsi qu'on gagne ma fidélité. Ma maîtresse que vous dénigrez tellement à elle au moins compris qu'en m'accordant sa confiance, elle faisait de moi son plus fidèle allié.

Aussi , messire Kiktus, c'est en toute honneteté que je vous annonce que je ne vous crois pas lorsque vous me dites ne pas être au courant de ce qui c'est réellement passé, ou que vous m'annoncez ne pas avoir pris part, dans une mesure relative je veux bien le croire, dans cette action.
Restons en là, voulez vous, laissez moi mes convictions et oeuvrons juqsu'à la fin de votre règne pour le bien être de la population et duchés.

Faisons fi des actions passées, je vous offre mon aide comme précédemment, sans qu'il ne s'agisse d'un cadeau empoisonné, mais bien d'une simple présence dans le duché de Morvor, qui tout en restant loyal à Dame Balkiara, saura vous offrir le respect et le soutient que vous souhaitez avoir..."

Le farfadet dans un élan spontané de chaleur humaine tendit sa main aux travers les barreaux en direction du nain , lui offrant son amitié. Avec un sourire

"Et puis, vous savez, Kiktus, lorsque vous en aurez fini avec cette horrible propension à diriger le royaume, vous pourrez toujours venir boire une bière avec moi à Shor Gorrot'; vous verrez alors que les farfadets tombent moins vite qu'on ne le pense..."
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Siljid
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MessagePosté le: 12/06/2007 14:47:44    Sujet du message: Répondre en citant

... C'est alors que l'ange repassa , mais dans l'autre sens cette fois ci, insufflant le courage au farfadet de regarder le creux de sa pogne pour voi s'il se l'était bien lavé avant de la tendre à l'imerator, ce qui expliquerait son hésitation ... Wink
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