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Le Royaume d'Asturyan
Jeu de rôle médiéval fantastique, Gestion et Diplomatie
 

Les prisons de Thorkot
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Thorin
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MessagePosté le: 13/11/2006 20:59:36    Sujet du message: Répondre en citant

Le Baron Thork, maintenant Duc de Thorkot. Sortit a son tour des geôles.
Il se dirigea vers la taverne, où il prendrait enfin un petit peu de repos. Après avoir veillé longtemps à la prospérité post-guerre du duché, et en ayant maintes fois voyagé.
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Thorin, Le Grand Lion - Archange du Culte de l'Unique
Fut le VIème Aelpeling du Duché de Thorkot & l'Archiforgeron d'Asturyan
PHYSIQUE : Vieux nain majestueux - Barbe blanche - 1m25 - 110kg - Dégage une aura céleste
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Thorin
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MessagePosté le: 23/03/2007 17:19:25    Sujet du message: Répondre en citant

L'Æþeling du Thorkot fit ouvrir par les gardes du duché du Lion d'or, la grosse porte des geôles. Il descendit enfin les marches de pierres pour parvenir aux galeries où il enfermerait le prisonnier du Roy Kictus.

Il faisait froid dans ses geôles, comme il faisait froid dans tout sous-sol. Néanmoins les murs n'étaient pas poussiéreux, le sol était bien nettoyé, et les rats chassés.

Thorin désigna à Daigoro une geôle pour Siljid, le Duc de Thorkot ouvrit la porte après avoir cherché la clef dans son énorme trousseau.
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Thorin, Le Grand Lion - Archange du Culte de l'Unique
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 24/03/2007 19:17:19    Sujet du message: Répondre en citant

"OOOOOOOH comme c'est mignon et joli !!! Vous ne pourriez pas m'apportez des fleurs qu'on égaye un peu toutes ses pierres? Je verrais bien des giroflées, c'est sympatique les giroflées..."

Sans attendre qu'on le lui demande et tout en continuant d'ironiser sur son sort, le farfadet tendit ses poignet à ses tortionnaires afin qu'on lui ôte ses liens. Puis il fit quelques pas en direction de la salle vide, remarquant avec plaisir que la paillasse à défaut d'être totalement fraîche, ne semblait pas grouiller de vermines.

"Bien... je suppose que même si je vous dit que j'ai affreusement peur de la solitude vous ne resterez pas. Messire Daigoro, que pensez vous de cet endroit calme et frais pour que nous nous installions afin que je vous raconte l'histoire que vous attendiez si impatiemment, non? Allez, fuyez messieurs, laissez moi à ma méditation. Pensez tout de même à me faire parvenir le boire et le manger; pour votre information, je ne digère pas la soupe de poix..."

Le farfadet se retourna en bougeant rapidement la main, comme pour signifier leur congé aux deux marionnettes du pantin impérial.
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Thorin
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MessagePosté le: 24/03/2007 20:43:37    Sujet du message: Répondre en citant

Thorin écouta les sarcastiques dires du Farfadet, et rétorqua avec aise et calme

Vous ne voulez pas de poix ? Vous n'aurez pas de poix... Vous voulez des giroflées ? Des giroflées vous seront données ....

Il afficha un rictus malin au coin du visage

Les prisonniers ont l'habitude de se parler à eux même, de chanter, siffler ou de jouer avec les rats : mais nous n'avons rien contre le fait de parler aux plantes, votre demande aura dons Siljid de Morvor.

Le Duc de Thorkot fit placer des gardes non loin de la geôles de Siljid, après que Siljid fut placer à l'intérieur, il referma à triple tour la complexe serrure de la porte.
Il invita Daigoro à s'éloigner du cagot du prisonnier, et lui dit à menue voix :

Faites comme bon vous semble, je ferais mander des gardes ici s'il le faut, si vous souhaitez veiller sur votre prisonnier, vous avez mon accord.
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Thorin, Le Grand Lion - Archange du Culte de l'Unique
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Daigoro
Invité


MessagePosté le: 25/03/2007 11:50:22    Sujet du message: Répondre en citant

Daigoro acquiescât aux paroles du seigneur Thorin :

Je vais rester quelques temps ici, n'ayez crainte, je ne serais pas embrigadé par cette langue fourchue...

Se tournant vers le prisonnier, qui, comme l'avait prédit Kictus, avait besoin de parler, L'humain s'assît dur un tabouret reservé au geôlier.

J'attend autant de vous que vous me contiez l'histoire du morvor, que d'apprendre à déjouer le vrai et le faux dans vos paroles sire Siljid.
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Thorin
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MessagePosté le: 25/03/2007 12:23:31    Sujet du message: Répondre en citant

Thorin partit tranquillement après avoir susurrer à l'oreille d'un jeune écuyer elfe, qu'il parte au plus vite chercher des giroflées dans le jardin de la forteresse. Telle une flèche, l'enfant, svelte,rapide et agile, tourna les talons et disparus. A sa suite, plus calmement, suivait l'Æþeling du Thorkot, le pas lourd.

Enfin dehors, le Duc de la terre du Lion d'Or, ordonna, à cinq gardes de garder les portes des geôles, empêchant à tous mauvais visiteurs d'y pénétrer.
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 30/03/2007 03:41:54    Sujet du message: Répondre en citant

Le farfadet sourit à l'idée de passer des mois à conter l'histoire du Morvor à un jeune soldat impérial qui l'écouterait d'une oreille attentive alors que lui essayerait par tout les moyens de l'embobiner pour que sa vie soit des plus agréables dans ce trou à nain.

Il applaudit comme un enfant lorsque que le duc Thork lui spécifia qu'il allait recevoir ce qu'il avait commandé et se demanda un instant si ce traitement de faveur ne laissait pas présager des moments moins agréables pour son physique. Après tout, il avait quand même insulté l'honneur de la personne la plus importante des royaumes du Nord...en admettant que lui dire la vérité soit une insulte !!

Soufflant bruyamment sa colère, le farfadet alla s'asseoir tout contre le mur, serrant ses genoux avec ses bras. Il dodelina un instant de la tête en fredonnant doucement avant de se tourner vers Daigoro:


"Hors ça messire chevalier, par quoi désirez vous que nous commencions notre histoire?"
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Daigoro
Invité


MessagePosté le: 30/03/2007 20:33:28    Sujet du message: Répondre en citant

Daigoro sortit de la létargie qui l'avait prise tandis que le prisonnier se mettait à ses aises dans sa cellule, il fixa de nouveau le comte morvorois avec un sentiment d'autorité dans son regard.

Commencez par l'histoire de votre duché, ou plutôt par le début chronologique de vos connaissances sur l'histoire du Morvor...
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Olmec
Invité


MessagePosté le: 01/04/2007 15:23:31    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la noirceur des geoles, un chat d'une blancheur funeste se faufila à travers les couloirs suivit d'un nain vêtu d'atouts guerriers. Et c'est après avoir gravit quelques marches qu'ils arrivèrent enfin ou ils le souhaitaient.

Olmec regarda Daigoro pour lui dire en fouillant dans son grand sac, le sourire aux lèvres.

Les fleurs pour le prisonnier !!

Il sortit un bouquet de giroflées fraichement ceuillit par un garde, attaché avec un petit morceau de corde qui les tenaient soigneusement entre elles. Il regarda le farfadet et les lui lanca.

Voila ce que vous avez demandez farfadet !!

Puis se tournant vers Daigoro.

Je redescends, si vous avez besoin de quelques chose n'hésitez pas à demandez, de toute manière le roi viens d'arriver, il passera sûrement par là dans peut de temps...

Sur ceux, il tourna des talons, il lui restait quelques petites choses à faire...Son chat le suivant de près...Il descendirent...
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 02/04/2007 14:52:24    Sujet du message: Répondre en citant

C'est avec une joie non feinte que le farfadet reçu le bouquet de fleur qu'il avait commandé. Décidémment, l'hospitalité des geôles Thork était des plus étonnantes. Siljid profita de cette bontée pour égayer sa cellule en dispersant un peu partout les têtes et les pétales des fleurs reçues.

Puis, avec nonchalance, il reprit sa position assise sur sa paillasse en commençant à tresser entres elles les longues tiges des plantes qu'on lui avait remise. Il ne resterait plus ensuite qu'à faire sécher l'ensemble pour obtenir un petite lanière d'une trentaine de centimètre. Il espérait juste que la geôle serait assez sèche pour qu'il puisse récupérer son futur outil rapidement. A vivre en bord de mer on souffre rapidement du dos ce qui de fait expliquait peut être l'attitude renfermée de ce peuple sauvage: dans l'humidité constante, en restant engoncée dans ces carapaces de fer, ils devaient souffrir de rhumatisme !!!

Un coup d'oeil à Daigoro lui fit remarquer l'attitude militaire qu'il arborait soudainement, souhaitant surement reprendre le dessus sur le comte Morvorois. Siljid eut un petit sourire amusé:


"Assez sire Daigoro je vous prie, ne jouez pas à ça avec moi...
Je suis comte dans un duché dont le seul nom de la dirigeante fait trembler la moitié des royaume kelhyans; je côtoie chaque jour une femme dont la seule évocation menace de déclencher une guerre civile : pensez vous sincèrement que vos froncement de sourcils et vos airs de grand guerrier peuvent avoir une influence sur moi? Restons sur des rapports courtois voulez vous, je ne vous en veux pas, et je ne souhaite pas que nous nous agacions mutuellement, vous m'êtes même sympatique quoique je réprouve votre passion pour le métier des armes.

Pour le reste... Vous connaissez sans doute les ragots et les on-dit que chacun peut s'évertuer de faire sur le Morvor, pensez vous sincèrement que je vous conterais les aventures de Démogrron et Balkiara?

Non c'est une partie de l'histoire qui tient déjà à la légende de ces terres. Laissez moi plutôt vous raconter le Morvor tel qu'il est désormais. Vous êtes venu visiter notre pays si mes souvenirs sont bons, alors que vous n'étiez encore qu'un soldat itinérant...

Vous avez donc pu apprécier la joie de vivre et le mouvement qui imprègne la taverne du duché sombre. Malgré les dires peu avantageux et triste qui courrent dans tout le royaume, vous avez pu par vous même vous rendre compte que mon pays n'est pas aussi triste et vide que ce qu'on veut bien vous laisser penser. Certes l'amour à mort que ma maîtresse éprouve encore pour l'ancien duc déchu l'a poussée parfois à des extrèmes que moi même et ses autres conseillers avons peu à peu ramené à une plus juste valeur. Le monde n'est pas aussi mal fait que nos greniers se remplissent correctement et nos gens ne sont pas haineux. Le monde Morvorois est celui du renouveau , s'extirpant d'années sombres autant de par son passé que par les idées âcres et stupides que véhiculent encore des personnages rancunier et passéiste qui n'ont pas su dans leur époque résister au rouleau compresseur ducal que représentait Démogron.
Pour le reste vous avez pu voir comme moi la duchesse Balkiara. C'ést une maîtresse femme, et une dirigeante à poigne certe, mais elle n'est pas pire que ce qui peut exister dans d'autres duché voir à la tête de royaumes. Et puis, c'est une dirigeante, son attitude forte et droite , quoique mal menée par ses détracteurs, reste juste. Elle est aussi dans l'intimité, une femme - mère admirable qui sait gérer avec amour son royaume et sa famille... "

Un attitude rêveuse s'afficha sur le visage du farfadet à l'évocation de son pays et de sa famille ducale. Il s'absorba un instant dans cette rêverie, attendant qu'on vienne le tirer de là.
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Daigoro
Invité


MessagePosté le: 02/04/2007 17:28:52    Sujet du message: Répondre en citant

Daigoro fit une moue indescriptible en direction du farfadet, alors qu'il croyait que les farfadets étaient les maîtres de l'adaptation et de la persuasion, Siljid s'était présenté à lui plus prétentieux qu'il ne l'aurait pensé et avait dans son intonation comme un certain détachement, une certaine animosité. En lui disant ce qu'il savait, ce qu'il avait vu et ce qu'il devait penser, le farfadet ne servait pas vraiment les interêts de son duché quoique la propagande soit une arme redoutable en certains cas.

*Hmmm, pas aussi convaincant que ce que j'aurais imaginé, mais après tout, l'antipathie sert paut être mieux ce duché que la sympathie.*

Je croie m'être fait mon opinion, je vous remercie sire Siljid.

L'humain suivit la route qu'avait prise Olmec et descendit
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 12/04/2007 12:40:39    Sujet du message: Répondre en citant

Le farfadet s'ennuyait. Perdu dans les méandres de ses pensées, il restait là avec son bout de jonc tressé à la main, faisant les cent pas dans la petite cellule ronde en attendant qu'on daigne penser à lui.

Alors qu'il marchait vers la fenêtre pour la énième fois, son pied glissa malencontreusement sur un pétale, l'entrainant dans une chute à priori douloureuse. Adroitement, le petit être tenta un rétablissement de côté avant de s'apercevoir qu'il lui fallait mieux accompagner sa chute pour éviter de se faire un tour de rein. Ce faisant, il plongea devant lui, entre les pieds d'un tabouret qui trônait dans la pièce, vieux meuble branlant qui devait surement servir aux avocats ou juges lors de leurs visites à un condamné. Vif , son corps sinua entre les pieds de la chaise tandis que sa main libre accusait la reception au sol et que son bras occupé se tendait vers le toit, afin que la badine ne se macule pas de terre. Il l'entendit claquer sur l'assise du tabouret avec violence.


*Et si...*

Le comte Morvorois se releva. Lentement, après un instant de reflexion, il se remit devant le tabouret, en garde, la badine droite vers le siège comme pointée vers la poitrine d'un adversaire imaginaire. Lentement, il se remémora son permier geste et tenta de le produire.

* Feinte de côté avec ouverture de flanc, puis esquive avec chute entre les jambes de l'adversaire avant de le toucher à un endroit qu'on peut qualifier de sensible... c'est une attaque perverse qui convient parfaitement à une personne de ma taille, surtout si l'adversaire est plus grand.*

L'action permettait de surcroit de se retrouver dans le dos de la personne victime de l'attaque; et laissait à un petit être le loisir de se redresser pour terminer ce que la douleur avait engendré. Il suffisait que le combattant touché se penche vers l'avant pour tenir ses attributs (ce qui est généralement un reflexe terriblement humain) pour qu'on lui saute sur le dos et qu'on termine en l'égorgeant. Simple, rapide, et terriblement irrespectueux de ce que les règles de duel laissaient entendre...

Siljid éclata d'un rire sonore et pervers. Au moins son emprisonnement ne lui aurait pas été vain. Il repensa à sa pauvre dague et se dit que la portée de son bras ne serait peut être pas assez grande. Il faudrait qu'il demande à la duchesse de lui forger un katana, ou mieux, une rapière. Son allonge serait ainsi augmentée et il n'aurait plus de soucis à se faire contre les adversaires qui le toisaient habituellement de toute leur superbe.


* "La chute d'honneur"... ça sonnera à merveille pour une attaque aussi fourbe*

Pendant le reste de la journée, on entendit des claquements de bois contre le siège et des bruits de chutes à répétitions. S'entraînant en attendant le bon plaisir de la taverne à bulle ambulante, le farfadet paufinait sa technique de combat.
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 15/04/2007 00:04:07    Sujet du message: Répondre en citant

Descendant dans les geôles, Kictus entendit des bruits de vêtements en frottement, et le souffle s'accélérant de quelqu'un faisant des efforts physiques, le nain détendit les muscles du haut de son corps tel un félin se préparant au combat, mais ses sens se calmèrent quand il réalisa qu'il n'entendait les bruits que d'une personne. Il ne s'agissait donc pas d'un combat.
Silencieusement cependant, l'Imperator descendit les marches et jeta un coup d'oeil. Siljid, tout à son affaire, s'entrainait et améliorait ce qui semblait être un début de technique de combat. Le nain ne put réprimer un sourire. Les farfadets avaient cet avantage d'imaginer d'excellentes techniques. Celle-ci ressemblait étrangement à une technique connue à présent de Kictus seul. Quand il se lassa d'observer le farfadet, et surtout d'épier les bases de sa technique, il sortit de l'ombre avec une semblant de sourire au visage.


Votre technique a de gros défauts. Elle expose bien trop votre flanc et a le désavantage de vous projeter nez à nez face à une attaque de coupe de bas en haut, attaque que n'importe quel combattant expérimenté ferait en vous voyant ainsi exposer votre corps.

Le nain soupira.

Bien, redevenons sérieux.

Il attira une chaise et s'assit dessus, la poitrine contre le dossier, comme les tortionnaires le font d'ordinaire, le visage face à celui de Siljid. Il regarda autour de lui l'air étonné.

Comment en est-on arrivé là ? Je vous croyais pourtant prudent. Digne de confiance, je n'ai jamais été jusque là, mais prudent cela oui. Alors qu'est-ce qui vous a pris de déshonorer ainsi votre charge et vous même en me parlant comme vous m'avez parlé devant le roi de Kentarus et sa suite ?
Vous êtes conscient que votre conduite est ce que l'on qualifie d'ordinaire de "crime de lèse-majesté", sanctionné au moins de bannissement ?

Le nain soupira de nouveau.

Vous m'avez insulté qui plus est, et ce gravement. M'accuser de manipuler plus de la moitié du royaume pour tuer une duchesse qui n'est vivante que par ma seule volonté, m'accuser d'avoir imaginé un plan visant à enlever un enfant que j'ai juré sur mon honneur de nain de protéger...
C'est vraiment dommage Siljid. Vraiment. Je croyais que vous cherchiez à prouver partout dans Kelhya que le Morvor d'autrefois n'était présent que dans l'esprit de sa duchesse et de sa fille, mais à présent vous passez pour un autre de ces valets sans cervelle auprès des autres. Vous savez qui le premier a énoncé cette thèse du Kictus avide de pouvoir qui arrivait à duper tout Asturyan ou presque ? Demogron, au moment où il s'est rendu compte que sa seule puissance ne pouvait plus le défendre de ma justice. Il avait alors monté sur pied une théorie selon laquelle s'il ne gagnait pas se rébellion contre moi, je resterai éternellement sur le trône et y règnerai comme un tyran, m'arrangeant pour toujours éloigner l'échéance du conseil me libérant de mes fonctions...
Comprenez-vous pourquoi vous vous êtes décridibilisé ? Vous avez tenu à peu près le même discours que lui en reprenant les thèmes de la tyrannie et de la manipulation.

Son regard se fit plus perçant, plus profond. Kictus avait mené plusieurs "interrogatoires" dans sa vie et savait fouiller le coeur des gens du regard, pas forcément y trouver des informations, mais du moins mettre la personne ciblée terriblement mal à l'aise.

Pourtant, ce n'est pas de mon fait si à cette heure je ne peux pas profiter d'une retraite bien méritée loin des tourments de la vie publique, mais de celui de votre duchesse qui a orchestré sa sortie du Conseil. Ne le niez pas, vous n'auriez l'air que de la couvrir. C'est un secret qui n'en est plus désormais. Tous les ducs savent. Pourquoi l'a-t-elle fait ? Je ne le sais pas. Vous peut-être, mais je ne crois pas que vous me le diriez de toute façon.
Quant à ma tyrannie. Je ne l'ai jamais caché, mon régime est un régime autoritaire. Je suis censé avoir tous les pouvoirs sans exception, en un sens j'ai plus de pouvoirs légitimes qu'un roi et avant de me faire élire je l'ai bien précisé : aucune tergiversation quant à mon rang et mon autorité. Je commande, on obéit. C'était le contrat pour que je mette le doigt dans cet engrenage. Ca ne semble pas poser de problèmes à....allons....90% du royaume.
Un tyran, maître Siljid, est un souverain autoritaire, comme moi, mais qui se soucie plus de son sort que de celui de ses sujets. Franchement Siljid, ça ne colle pas et vous le savez. Je ne vous demande pas d'éprouver de l'amitié pour moi. Je vous demande d'être honnête avec vous-même.

Je ne vous le cacherai pas, les ducs que j'ai interrogé sur votre cas s'attendent à des sanctions.
Lors de la deuxième ère, un criminel du nom d'Iphicrate défia l'autorité du roi. Il fut condamné à mort par torture, un prêtre provoqua son baron (plus haut grade de l'époque), il fut torturé jusqu'à supplier le pardon...
Les gens étaient d'une violence à cette époque...

Il se leva et se rapprocha de la grille le séparant du détenu.

Et pourtant malgré que Balkiara cherche à me nuire par tous les moyens possibles et imaginables et qu'elle cherche désespérément des alliés pour causer ma perte, je continue de la tolérer, bien qu'elle soit deux fois moins puissante que le duc déchu de ses terres, et je suis encore disposé à lui pardonner.
Je suis pret à vous pardonner vous aussi, si vous arrivez à justifier les raisons de vos insultes. Si je les trouve probantes je suis même pret à faire venir toute personne que vous souhaiteriez voir pour qu'elle les entende aussi.
Si je ne les trouve pas probantes...et bien vous verrez...

Le nain s'entendit prononcer ces derniers mots et ses yeux pétillèrent.

Rassurez-vous. Je n'ai jamais fait exécuter de prisonnier, même pas en temps de guerre. Vous serez quoiqu'il arrive présent au Conseil ducal puisque votre duchesse vous a choisi pour la "seconder".
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Kictus
Invité


MessagePosté le: 18/04/2007 20:21:09    Sujet du message: Répondre en citant

...C'est alors qu'un ange passa dans la cellule et investit Kictus d'une nouvelle mission, retrouver les ruines du Palais des Murmures, officiellement enfouis sous le lac des Murmures.
Quand Kictus reprit ses esprits, il lui sembla que cette mission, il l'avait rêvé...
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Siljid
Invité


MessagePosté le: 20/04/2007 03:29:18    Sujet du message: Répondre en citant

Le souffle court et la poitrine couverte de sueur, le farfadet se retourna subitement lorsqu'une voix connue s'éleva dans son dos. La badine de bois tendre qu'il tenait à la main fusa comme un serpent en direction du bruit avant de retomber mollement contre la cuisse de son propriétaire, arme inutile dans la joute qui s'annonçait désormais. Sans se presser, il retourna sur le bord de sa paillasse où sa tunique était déposée et s'en servit pour s'éponger le corps et ôter les brins de pailles qui maculaient son visage; puis la regardant d'un air renfrogné, il alla la déposer sur le bord de la meurtrière avant d'enfiler sa veste d'apparat à même la peau. Il eut un sourire en pensant qu'il n'avait même pas une seule fois songé à se changer depuis son départ de Shor Gorrot pour ce qui ne semblait, à l'époque, n'être qu'une réunion badine et amusante.

« Vous êtes un soldat confirmé Messire Kiktus, mais vous avez l'habitude des combats valeureux ou de preux chevaliers s'affrontent les yeux dans les yeux en s'honorant d'avoir affaire à un adversaire à leur mesure. Pour ma part, je déteste ces exercices ridicules et sanguinolant: je préfère trouver une façon d'y mettre un terme rapide en usant de ma taille.
Je suppose que vous ne devez pas exceller aux échecs sinon vous comprendriez cette action plus pertinemment que la reflexion que vous venez de faire ne le laisse supposer. C'est justement parce que j'offre mon flanc à mon adversaire que je pense qu'il fera la même erreur que vous et armera son bras pour un coup violent et définitif. Le reste n'est qu'une question d'appréciation de la rapidité de mon adversaire et d'agilité. »

A la demande de « sérieux », le farfadet revint s'asseoir sur sa paillasse; les genoux relevés, entourés de ses bras, la tête légèrement penchée sur le côté et posée sur le haut des jambes. Il regarda en silence le nain lui faire son discour de reproche, expliquant dans une longue diatribe aussi intense qu' ininteressante les raisons de son emprisonnement.
Il remarqua les efforts prononcés du nain pour l'intimider en fronçant le regard et en fouillant son âme à la recherche d'une pulsion de crainte face à sa majesté. Le nain aurait du arriver plus tôt s'il avait souhaité faire reculer le farfadet, mais des années à endurer les affres des prisons pelosiennes au cours de ses précédentes pérégrinationslui avait permisd'acquérir un détachement certain face aux divers tortionnaires désireux de lui extorquer des réponses à leurs questions incidieuses. Il s'efforca tout de même à garder un visage serein et calme, l'art du nain étant plus prononcé que celui des vulgaires qui s'étaient essayé au même jeu auparavant. Ses mains se serrèrent un peu plus lorsque le nain se leva pour s'approcher de la grille et le menacer, et les jointures ne parvinrent pas à se desserrer complètement malgré la relative quiétude que pouvaient apporter les dernières paroles de l'imperator.

Le farfadet décida de rester assis pendant qu'on le toisait debout, n'estimant pas necessaire de satisfaire à l'étiquette alors qu'il était en prison. Après tout si le chef du royaume préférait rester debout pour écouter ses paroles, grand bien lui fasse; lui appréciait la douceur de sa couche après ces heures d'exercices...


« Or donc sire, vous avez raison sur un point dans l'ensemble des mots que vous venez de prononcer. J'ai fait fi de prudence en exprimant ainsi la colère que vos décisions faisaient naître en moi. Mais ne croyez pas un seul instant que je sois plus enclin à rejeter l'opinion que je me suis forgé sur votre personnalité à la suite de ce que vous fîtes lors de cette brillante intervention.

Vous me comparez à l'ancien duc de mon duché? La belle affaire !!Votre mémoire si prompte à se rappeller les méfaits des temps anciens devraient également se souvenir que je ne suis arrivé en Morvor que pour découvrir la mort de cet homme. A la différence de vous et de vos amis ducs, je me fiche bien de savoir de qui il s'agissait et si ce terrible géant m'aurait fait trembler autant que chacun de ceux qui l'ont connu; je me moque bien de comparer mes actes à celle d'un disparu avec lequel je n'ai de contact que lorsque je rentre dans la taverne de mon duché pour aller me rafraichir. Epargnez moi donc vos considérations passéistes et rétrogrades.
Quand à ces Ducs devant lesquels je me suis sois disant discrédité, je suppose que ce sont vos paroles qui les convaincus de mon méfait puisqu'ils n'étaient pas présent lors de notre petite altercation. Je ne me permettrait pas de juger leur capacité de reflexion, j'espère juste qu'ils ont encore assez d'intelligence pour comprendre que dans chaque version qu'on se procure il y a une part de vérité et une autre d'émotion. Cette dernière dut surement être poussée chez vous vu la violence de vos gestes... Et ils n'ont même pas entendu la mienne !!

Le fait que je vous ai insulté devant un autre roi est... déplorable pour votre honneur j'en conviens, mais je ne savais même pas qu'il le fut. Dans mes souvenirs, il s'agissait juste d'un quelconque chef que j'avais entraperçu lors de votre retentissante victoire en Morvor; et je n'avais même pas prêté attention à son action, m'étant un instant entendu avec sa charmante épouse pour remettre certains malheureux sur pied, victime de votre folie à vous et à Démogrom. Mais je suppose que cela n'auait pas changé grand chose si je l'avais connu sous ce rôle. Tout au plus me serais je appliqué à mieux le saluer.

Vos paroles ne sont une fois de plus que le reflet de mes pensées. Les gens sont incapables de se satisfaire du présent. Il faut toujours qu'il compare ce qu'ils ont avec ce qui a pu leur arriver avant d'en tirer des conclusions. Ainsi me voici désormais bombardé nouveau tyran Morvorien en passe de tyranniser sans scrupule; de vous renverser pour exercer un pouvoir dictatorial sur vos terres...

Tssss, tsss, pourquoi ne me trompais je donc pas en pensant que cette assemblée de ducs était bien trop imbue de sa personne pour voir autre chose que les petites piqures de guêpe qu'on leur avait affligée? Ils ont depuis longtemps eu le loisir de se soigner et de reprendre leur pays en main mais chacun d'eux ne peux s'empêcher de regarder derrière son épaule pour voir si l'ombre du duc défunt n'est pas en train de venir l'attaquer avec une armée de créatures d'outre tombes. Une vrai légende ce croque mitaine...
Chez certains pourtant on ressent un vrai désir de faire bouger les choses, d'aller de l'avant, de confondre les nations Khelyannes pour en faire un peuple soudé et unis, mais ce n'est malheureusement pas le cas chez la majorité. Tristes sires pour de tristes terres. »

Siljid se redressa et s'approcha à son tour de la grille, s'étirant comme un chat, craignant de voir ses muscles patirent à rester immobiles après les efforts qu'il avait fournis précédemment. Il n'avait aucune envie de souffrir de courbatures le lendemain et il commença à arpenter sa cellule carressant les murs de sa badine végétale.

« Quand à votre pardon... il a à mes yeux autant de valeur qu'en aurait des excuses de ma part aux votres. Bien que je vous apprécie en tant qu'humain, nous savons très bien ce qu'il en est de nos relations politiques et je ne vous ferais pas l'offense de vous faire un discour à genoux pour implorer votre grâce. Ce serait peut être amusant mais je doute fort que vous comme moi ne croyons réellement à cette petite mise en scène.

Reprennons plus tôt ce que vous me proposez si vous le voulez bien: Ainsi j'aurais parlé dans le vide, sans aucune preuve uniquement pour faire du mal à votre réputation de bon père de famille qui ne pense qu'à s'amuser de sa fille capricieuse. Pourtant, un vrai père n'aurait pas hésité un seul instant à faire lire la lettre reçue pendant le conclave à toute l'assemblée afin que nous puissions être sûr de sa teneur et comprendre que celel que vous nous avez présenté devant l'auberge était bien la même. Cette lettre qui d'ailleurs vous fut apportée pendant la réunion à vous et à vous seul, par un soldat portant une livrée Morvoroise certes...mais qui n'a pas jugé bon de s'incliner également devant celle qui le dirige normalement.

C'est un peu comme ces réunions sans fin au Pelops pour discourir sur tout et n'importe quoi sauf à l'action que nous devions mener. Prendre le temps de s'intéresser au problème de gestion d'un duché alors qu'on souhaite envers et contre tout aller chercher une femme en danger... permettez moi d'être sceptique, « majesté ». Surtout lorsque ces tergiversations inutiles reprennent de plus belle devant le lieu ou nous pensons retrouver ma maîtresse. Et enfin le plus beau, le bouquet, l'apothéose :

« Mes amis, j'entend du bruit dans la cour !!! Vite montons afin de vérifier s'ils nous échappent vraiment !!! »

Mazette, il fallait y penser à celle-ci. Vous m'excuserez si j'en souris mais j'avoue ne m'en être toujours pas remis. »

Le farfadet s'arrêta face à son suzerain direct et s'appuya au mur de pierre, les bras croisé, plantant à son tour son regard dans les yeux de ce dernier; non dans une attitude de défi, mais simplement parce qu'il estimait qu'en étant franc, il avait le droit de recevoir autant de celui avec lequel il discutait.

« Ainsi donc, vous, le « tyrannique dictateur », sans peur d'un farfadet et de ces mots retords, vous vous demanderiez ce que vous aller faire de moi car vos amis Ducs estiment que vous devriez me punir, me bannir ou je ne sais quoi de pire. Etrange de voir autant d'intention de plaire dans les actes d'un homme qui se dit si libre de faire imposer sa volonté propre. Et puis devant qui allez vous me proposer de redonner ma version des faits? Devant le seigneur Thorin ou devant Messire Fraffert que j'ai aperçus en entrant ici? Deux personnes plus qu'acquisent à votre cause...
Vous avez parfois un sens de la justice qui m'étonne Messire Kiktus, même moi qui suis désormais Morvorois d'adoption et par là même sencé représenter la corruption et le mal absolu dans... quels sont vos mots déjà... 90% du royaume  »

Siljid eut un petit rire sec.

"Les obscurantistes voyez vous, sont comme des moutons blancs. Ils sont toujours plus nombreux que les noirs et les observent toujours avec pitié lorsque l'un d'eux vient leur annoncer que la prairie est plus verte ailleurs. Ils ne bougeront pas jusqu'à ce qu'ils crèvent de faim et alors, seulement ils comprendront que leur nombre n'était pas la raison. Je vous comprend avec vos désir de retraite qu'elle difficulté vous devez avoir pour faire changer les mentalités, vous l'ancien militaire habitué à être obéis au doigt et à l'oeil...
J'épouverais presque de la pitié pour vous mais comme vous l'avez dit c'est votre contrat, votre engrenage, pas le mien !!

Une chose tout de même, rassurez vous: je ne crois pas un seul instant que vous désiriez rester sur le trône plus longtemps...Votre raisonnement "Démogromesque" de ma mentalité ne tient donc pas une seconde, son commencement se noyant dans sa finalité. "
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